Abonnez-vous !

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
L'agenda
Spectacle
24.04 28.04.2018
"White Beast" de la Compagnie Mirage
L’Institut français est partenaire du Festival International d’Art Vidéo de Casablanca, organisé par la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M’sik de l’Université Hassan II. Unique évènement au Maroc dédié à l’art vidéo, le FIAV est une manifestation pluridisciplinaire – installations interactives, danse et multimédia, mapping, projections, performances – qui se tiendra dans plusieurs lieux de Casablanca du 24 au 28 avril 2018. Telle la Théorie des Cordes, WHITE BEAST nous plonge au cœur des paradoxes pour approcher la notion d’infiniment petit et infiniment grand. Dans cette pièce interactive prenant la forme d’un solo chorégraphique, la danseuse évolue dans un espace contraint où elle doit orchestrer sa propre mise-à-nu. Son corps devient un transmetteur d’énergies magnétiques qui gravitent dans une dimension pluri-displinaire. Il s’agit d’offrir aux spectateurs un univers où l’alliance du corps, du son et de l’image se crée en un tout. Chaque vecteur entre en interaction avec l’autre, réagissant ensemble tel un seul et même organisme vivant. Entre synchronicité et désarticulation, la pièce évoque de façon sensible le voyage intérieur d’une femme. Rattachée à tout ce qu’elle eut été et sera, WHITE BEAST expérimente le présent et le processus d’acceptation face à ce que nous ne maitrisons pas. Telle une lutte interne, ce solo chorégraphique est un retour à son moi profond face à la Théorie du Tout. L’association des dimensions artistiques sur le plateau nous amène à créer un espace-temps, définissant une bulle de perception pour le spectateur qui devient observateur et acteur d’une expérience visuelle, gravitaire, chorégraphique et sonore. Avec : Sarah BALTZINGER: chorégraphe, interprète, Anthony ZOLLO : création visuelle, Viviane DESCREUX : création éclairage, Guillaume JULLIEN : création sonore, Tania ZEKOUT : costumière, Philippe GISSELBRECHT : photographie, Cyril CHAGOT : captation vidéo
Lieu - Studio des Arts Vivants, Casablanca à 19h30
28.02.2017 à 01 H 28 • Mis à jour le 28.02.2017 à 01 H 28
Par

Auctions Le Maroc veut récupérer son « monstre du Loch Ness » en vente à Paris

Le squelette d'un plésiosaure marin vieux de 66 millions d'années va être mis en vente à Drouot par l'étude parisienne Binoche et Giquello le 7 mars prochain pour au moins 350 000 euros. Problème : il a été exhumé au Maroc en 2011 et exfiltré dans des conditions suspectes

L’histoire aurait pu se passer en Ecosse, mais elle est marocaine. Le squelette d’un Plésiosaure marin vieux d’au moins 66 millions d’années évoquant Nessie, le célèbre et insaisissable monstre du Loch Ness, va être mis en vente à Drouot par l’étude parisienne Binoche et Giquello le 7 mars prochain.


« Une vente qui intervient au moment où la Mongolie traque dans les salles de vente les fossiles de dinosaure retrouvés sur son territoire », écrit Le Figaro, dans sa rubrique des enchères, ne pensant certainement pas que son article allait déchaîner les passions de l’autre côté de la Méditerranée.


Exhumé en 2011 dans le phosphate de Oulad Abdoun

Le reptile antédiluvien marocain appartenant à la famille des Elamosaurides – Zarafasaura pour les férus de paléontologie- a été exhumé en 2011 par une équipe italienne des bassins de phosphate de Oulad Abdoun, près de Khouribga. Pour être plus précis, le fossile, d’une dizaine de mètres de long, a été reconstitué dans une position réaliste à partir de 75 % de ses ossements. « Trésor unique », dit Le Figaro, comparable à son cousin américain exposé au Wyoming Dinosaur Center de Thermopolis, celui-ci sera mis aux enchères pour une estimation comprise entre 350 000 et 450 000 euros. Il sera exposé du 4 au 7 mars à Paris.



« Il est très rare de trouver des pièces comme le squelette de Zafasaura, d’autant plus que celui-ci est presque complet, ce qui n’est pas souvent le cas », précise Raphaele Laxan commissaire-priseur chez Binoche et Giquello. « C’est notre première vente de dinosaure, donc on ne sait pas à quoi s’attendre et il n’existe pas vraiment de marché, même si les dinosaures semblent se vendre plutôt bien ».

 

Les autorités quelque peu dépassées

Mais c’était sans compter sur la vigilance de l’Association pour la protection du patrimoine géologique du Maroc (APPGM) qui d’après une information révélée par Médias24, a saisi le 17 février la Direction de la géologie dépendant du ministère de l’Energie et des Mines, pour savoir si le spécimen avait bien été autorisé à l’export pour sa mise en vente. Dans la négative, celui-ci devrait être restitué au Maroc conformément à la législation.


Médias24 est allé plus loin dans sa quête, interrogeant tour à tour Ahmed Belkhdim, Directeur de la géologie, Chakib Benmoussa, l’ambassadeur du Maroc à Paris et la maison Binoche et Giquello. Si le premier émet de fortes suspicions quant au caractère légal de la sortie du territoire du monstre des mers marocains, supputant qu’il a été écoulé clandestinement par petits lots depuis sa découverte il y a quatre ans, le diplomate affirme quant à lui n’avoir pas encore été notifié par le ministère des Affaires étrangères sur la question. Dernier maillon de l’imbroglio, la maison aux enchères, qui compte bien sur un coup de marteau spectaculaire sur les bords de Seine, le Plésiosaure khouribgui étant de son propre aveu « le clou » de cette vacation, a répondu « d’un ton sec » aux interrogations de Médias24, se bornant à dire qu’il n’a pas été dérobé. Pourtant sa notice indique bien son pedigree.


Si du côté du ministère de la Culture on s’agite par de grandes envolées sur le caractère illégal de la vente par la voix du ministre Mohamed Amine Sbihi, jusqu’à présent, rien n’est véritablement entrepris pour la bloquer et ramener les restes de ce grand prédateur de la nuit des temps au bercail, dans la réserve ministérielle de Rabat aux côtés d’un autre dinosaure, le Tazoudasaurus Naimi, dont le squelette fossilisé a été découvert dans les montagnes du Haut Atlas et qui attend depuis des années l’édification du « musée des dinos » de Tazouda, douar situé sur le versant Sud du Haut Atlas, faisant partie de la commune rurale d’Imi N’Oulaoune, dans la province de Ouarzazate. Mais là, c’est une autre histoire de serpent de mer…


L’extraordinaire morphologie –  quatre nageoires, têtes de reptile et immense queue mobile –  des Plesiosaures est décrite scientifiquement par William Stukeley dès 1719. Elle inspira les auteurs de romans fantastiques tels que Thomas Hawkins ou J. W. Buel au XIXe siècle et s’apparente à l’image du légendaire monstre du Loch Ness.


Exposition publique –  Drouot –  Salle 9  Samedi 4 et lundi 6 mars 2017 –  11h-18h, Mardi 7 mars –  11h-13h 

Vente aux enchères publiques –  Drouot –  Salle 9  Mardi 7 mars 2017 –  16h