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L'agenda
Concert
01.01 01.07.2017
Le Festival Gnaoua souffle ses 20 bougies
Les grands noms seront là, pour des concerts pleins d’énergie, ou le blues légendaire de Lucky Peterson côtoiera le jazz aérien de Bill Laurance, les rythmes endiablés de Carlinhos Brown ou la voix pleine de sagesse d’Ismaël Lô.   Les musiciens, amis du festival, véritables acteurs et témoins de cette aventure si particulière, reviennent fouler les planches d’Essaouira pour des créations revisitées, à l’image de la résidence créée par le Maâlem Abdeslam Alikane et Ray Lema, complices depuis 20 ans. Ou encore du spectacle tout en nesse pensé par Loy Ehrlich et sa troupe haute en couleurs de Band of Gnawa. Sans oublier l’énergie débridée d’Amazigh Kateb et de Gnawa Diffusion.   Mais le festival a d’abord pour marque de fabrique l’envie de toujours se renouveler, et cette année plusieurs résidences ont été spécialement conçues pour fêter les 20 ans. De véritables spectacles originaux, comme le mariage entre le soufisme indo-pakistanais et la tagnaouite proposé par Titi Robin, ou le voyage de Guinée à Sidi Ali Ben Hamdouch créé par le Maâlem Hassan Boussou et ses compagnons.   Essaouira offre à ceux qui sont à la recherche de spiritualité, d’une musique vraie, et de repères intemporels, la possibilité de se rencontrer et de s’enrichir par le dialogue. Depuis sa création, le Festival œuvre à maintenir vivante la richesse du patrimoine musical marocain. Cette année encore, la jeune scène musicale marocaine, les maâlems de tout le Maroc et les troupes traditionnelles participeront à cette grande fête.   Festival Pionnier et authentique, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde investira la cité des Alizès et l’ancienne Mogador chantera en chœur une ode à la liberté et à la tolérance.
Lieu - Essaouira
28.02.2017 à 01 H 28 • Mis à jour le 28.02.2017 à 01 H 28
Par

Auctions Le Maroc veut récupérer son « monstre du Loch Ness » en vente à Paris

Le squelette d'un plésiosaure marin vieux de 66 millions d'années va être mis en vente à Drouot par l'étude parisienne Binoche et Giquello le 7 mars prochain pour au moins 350 000 euros. Problème : il a été exhumé au Maroc en 2011 et exfiltré dans des conditions suspectes

L’histoire aurait pu se passer en Ecosse, mais elle est marocaine. Le squelette d’un Plésiosaure marin vieux d’au moins 66 millions d’années évoquant Nessie, le célèbre et insaisissable monstre du Loch Ness, va être mis en vente à Drouot par l’étude parisienne Binoche et Giquello le 7 mars prochain.


« Une vente qui intervient au moment où la Mongolie traque dans les salles de vente les fossiles de dinosaure retrouvés sur son territoire », écrit Le Figaro, dans sa rubrique des enchères, ne pensant certainement pas que son article allait déchaîner les passions de l’autre côté de la Méditerranée.


Exhumé en 2011 dans le phosphate de Oulad Abdoun

Le reptile antédiluvien marocain appartenant à la famille des Elamosaurides – Zarafasaura pour les férus de paléontologie- a été exhumé en 2011 par une équipe italienne des bassins de phosphate de Oulad Abdoun, près de Khouribga. Pour être plus précis, le fossile, d’une dizaine de mètres de long, a été reconstitué dans une position réaliste à partir de 75 % de ses ossements. « Trésor unique », dit Le Figaro, comparable à son cousin américain exposé au Wyoming Dinosaur Center de Thermopolis, celui-ci sera mis aux enchères pour une estimation comprise entre 350 000 et 450 000 euros. Il sera exposé du 4 au 7 mars à Paris.



« Il est très rare de trouver des pièces comme le squelette de Zafasaura, d’autant plus que celui-ci est presque complet, ce qui n’est pas souvent le cas », précise Raphaele Laxan commissaire-priseur chez Binoche et Giquello. « C’est notre première vente de dinosaure, donc on ne sait pas à quoi s’attendre et il n’existe pas vraiment de marché, même si les dinosaures semblent se vendre plutôt bien ».

 

Les autorités quelque peu dépassées

Mais c’était sans compter sur la vigilance de l’Association pour la protection du patrimoine géologique du Maroc (APPGM) qui d’après une information révélée par Médias24, a saisi le 17 février la Direction de la géologie dépendant du ministère de l’Energie et des Mines, pour savoir si le spécimen avait bien été autorisé à l’export pour sa mise en vente. Dans la négative, celui-ci devrait être restitué au Maroc conformément à la législation.


Médias24 est allé plus loin dans sa quête, interrogeant tour à tour Ahmed Belkhdim, Directeur de la géologie, Chakib Benmoussa, l’ambassadeur du Maroc à Paris et la maison Binoche et Giquello. Si le premier émet de fortes suspicions quant au caractère légal de la sortie du territoire du monstre des mers marocains, supputant qu’il a été écoulé clandestinement par petits lots depuis sa découverte il y a quatre ans, le diplomate affirme quant à lui n’avoir pas encore été notifié par le ministère des Affaires étrangères sur la question. Dernier maillon de l’imbroglio, la maison aux enchères, qui compte bien sur un coup de marteau spectaculaire sur les bords de Seine, le Plésiosaure khouribgui étant de son propre aveu « le clou » de cette vacation, a répondu « d’un ton sec » aux interrogations de Médias24, se bornant à dire qu’il n’a pas été dérobé. Pourtant sa notice indique bien son pedigree.


Si du côté du ministère de la Culture on s’agite par de grandes envolées sur le caractère illégal de la vente par la voix du ministre Mohamed Amine Sbihi, jusqu’à présent, rien n’est véritablement entrepris pour la bloquer et ramener les restes de ce grand prédateur de la nuit des temps au bercail, dans la réserve ministérielle de Rabat aux côtés d’un autre dinosaure, le Tazoudasaurus Naimi, dont le squelette fossilisé a été découvert dans les montagnes du Haut Atlas et qui attend depuis des années l’édification du « musée des dinos » de Tazouda, douar situé sur le versant Sud du Haut Atlas, faisant partie de la commune rurale d’Imi N’Oulaoune, dans la province de Ouarzazate. Mais là, c’est une autre histoire de serpent de mer…


L’extraordinaire morphologie –  quatre nageoires, têtes de reptile et immense queue mobile –  des Plesiosaures est décrite scientifiquement par William Stukeley dès 1719. Elle inspira les auteurs de romans fantastiques tels que Thomas Hawkins ou J. W. Buel au XIXe siècle et s’apparente à l’image du légendaire monstre du Loch Ness.


Exposition publique –  Drouot –  Salle 9  Samedi 4 et lundi 6 mars 2017 –  11h-18h, Mardi 7 mars –  11h-13h 

Vente aux enchères publiques –  Drouot –  Salle 9  Mardi 7 mars 2017 –  16h