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17.06.2022 à 19 H 02 • Mis à jour le 21.06.2022 à 19 H 13
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Le patrimoine préhistorique marocain à l’honneur à l’UNESCO à Paris

Le patrimoine préhistorique marocain a été à l'honneur ce vendredi au siège de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris, à l'occasion d'un colloque international destiné à présenter la richesse et la diversité du patrimoine préhistorique du Royaume et à mettre en lumière les découvertes archéologiques récentes

Une exposition et un colloque international sur « la portée universelle du patrimoine préhistorique du Maroc », placés sous le Haut patronage du Roi Mohammed VI, ont été  organisés, vendredi, au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris.


Les deux événements ont été inaugurés par le ministre de la jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, et la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, en présence notamment du Conseiller du Roi, André Azoulay, de l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’organisation onusienne, Samir Addahre, de l’ambassadeur du Maroc à Paris, Mohamed Benchaaboune, et du président de la Fondation nationale des Musées du Maroc, Mehdi Qotbi.


L’ouverture de l’exposition et du colloque, destinés à présenter la richesse et la diversité du patrimoine préhistorique du Royaume et à mettre en lumière les découvertes archéologiques récentes, s’est déroulée en présence également, des ambassadeurs de plusieurs pays auprès de l’UNESCO, de personnalités des mondes des arts et de la culture, ainsi que d’une pléiade de chercheurs et de spécialistes en sciences préhistoriques de différentes institutions universitaires marocaines et internationales.


Bensaid a relevé que tout au long de cette journée, des chercheurs, des experts et des scientifiques échangeront autour de ce trésor patrimonial qui fait du Maroc un berceau de l’humanité.


« Au Maroc, si nous sommes fiers des découvertes archéologiques que nous vous présentons aujourd’hui, nous sommes également conscients des défis scientifiques qu’elles représentent et des problèmes que pose leur préservation (… ) et de l’enjeu qu’elles symbolisent, en nous permettant de lire des chapitres entiers de l’histoire de l’humanité et du monde », a-t-il dit.


Il s’agit, selon le ministre, de trouvailles « inestimables », qui laissent à la postérité des messages uniques, laissés il y a des centaines de milliers d’années par les sociétés d’Homo Sapiens les plus anciennes connues à ce jour, ajoutant que le passé se désintègre, et sa matérialité, bien souvent, cède le pas à l’oubli ou à la destruction et ne léguant que des empreintes disparates, d’où l’importance de ce colloque et de cette exposition qui offrent une contre-plongée au cœur de ce passé très lointain.


« Elle demeure nécessaire pour comprendre comment une espèce, l’Homo Sapiens, a réussi à s’élever et à construire une civilisation en écrivant sa propre histoire, la nôtre », a précisé le ministre.


Selon le responsable gouvernemental, pour le Royaume, il s’agit d’une priorité, celle « de veiller à laisser cette flamme illuminer les chemins qui mènent à notre mémoire collective, sans jamais perdre de vue la permanence des choses », notant qu’aujourd’hui, il revient aux générations actuelles de transmettre, de préserver intact ce patrimoine préhistorique, qui a traversé les temps pour les générations futures.


C’est pourquoi, le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication, « met tout en œuvre pour faire progresser les recherches, pour agir en soutien aux chercheurs et pour protéger nos acquis patrimoniaux », a dit le ministre, qui a eu par la même occasion des entretiens avec la directrice générale de l’UNESCO.


« A l’heure où certaines forces s’attaquent à l’Histoire, détruisant le patrimoine humain commun, excommuniant ses défenseurs, prenant en otage le patrimoine mondial, notre action est nécessaire, essentielle : il s’agit là de l’humanité qui résiste à la barbarie  les lumières à l’obscurantisme », a-t-il insisté.


Et d’ajouter qu’il s’agit « d’un engagement indélébile que nous prenons, en faveur de la paix, de la tolérance, de la diversité, et à travers eux, au service des valeurs de progrès, pour l’avenir et pour la postérité ».


Mehdi Bensaid, ministre de la Culture et Audrey Azoulay, DG de l'UNESCO. Crédit: Mincom

 

De son côté Audrey Azoulay a souligné, à cette occasion, l’importance de cet événement international, dans la mesure où la préhistoire continue à « nous interroger sur ce que nous sommes, ce que nous avons en commun, sur notre place dans l’échelle du temps et dans l’échelle du vivant ».


Félicitant le Maroc pour cette initiative, Azoulay s’est dite « très heureuse que se tienne à l’UNESCO ce dialogue scientifique de haut niveau dans un champ d’études et de recherches qui est en pleine ébullition et qui a besoin de perspectives internationales ».

 

« Ce domaine a aussi besoin de croiser les disciplines pour faire avancer les connaissances, car la préhistoire, qui est un patrimoine de l’humanité, est loin d’être un moment figé et mythique », a ajouté la responsable onusienne, qui a salué le soutien du Royaume aux efforts de l’UNESCO dans les différents domaines relevant de sa compétence, notamment en abritant plusieurs forums et conférences, dont la 7ème Conférence Internationale sur l’Education des Adultes (CONFINTEA VII), tenue mercredi dernier à Marrakech.


Azoulay a annoncé, par la même occasion, la tenue prochaine dans le Royaume de la conférence annuelle sur le patrimoine immatériel de l’UNESCO, à l’invitation du Royaume.


Par la même occasion, le Maroc a fait don à l’UNESCO des répliques du crâne du plus ancien Homo Sapiens du monde, daté d’il y a 350 000 ans, découvert à Jebel Ochoud à Youssoufia, et des plus anciens éléments de parure du monde datant de 142 à 150 000 ans, découverts dans la grotte de Bizmoune à Essaouira.

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