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Déclarations
24.09.2017 à 00 H 43 • Mis à jour le 24.09.2017 à 00 H 51
Par

Alger veut imposer de force le Polisario au Sommet UE-Afrique

À l'origine
« L’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) se sont accordés sur la relabellisation du prochain sommet entre Européens et Africains, prévu les 29 et 30 novembre prochains à Abidjan (Côte d’Ivoire), en sommet UE-UA », a affirmé, ce samedi, l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani, ardent défenseur du Polisario auprès des instances européennes, dans une déclaration à l’agence officielle algérienne APS, faisant dire au site d’information TSA qu’il s’agit d’un « nouveau revers pour le Maroc à Bruxelles ».
Les détails
Plus loin dans ses déclarations à l’APS, le diplomate a néanmoins reculé dans ses propos évoquant plutôt qu’une « convergence de vues s’est dégagée entre l’UA et l’UE ». Cette « convergence vient ainsi mettre en échec les manœuvres et les pressions exercées par le Maroc sur l’institution européenne directement, ou par le biais de pays européens qui lui sont favorables, afin d’exclure du prochain sommet la ‘RASD’», a-t-il hâtivement extrapolé.

« Des invitations pour participer au dit Sommet seront envoyées aux 55 États membres de l’UA, dont le Sahara occidental », a même promis l’ambassadeur. « Avec cette convergence de vues entre les deux organisations régionales, le Maroc est prévenu de toute tentative de mise en échec du prochain Sommet UE-UA dont il endossera l’entière responsabilité », citant comme exemple la réunion ministérielle sur le développement de l’Afrique (TICAD-VI), tenue du 23 au 25 août dernier à Maputo.
Les faits réels
Selon des sources diplomatiques basées en Europe consultées par Le Desk, les discussions sur le sommet UE-Afrique « sont toujours en cours avec les différentes parties » (européennes et africaines ) dans le sens du maintien du format dit « du Caire » qui n’autorise la participation à ce genre de forums qu’aux pays africains membres de l'ONU.

« Comme c'était toujours le cas lors des sommets précédents, les Algériens poussent pour impliquer la « RASD », mais aucun changement n’est acté », assurent-elles, précisant que les poids lourds de l'Union européenne ne sont pas favorables à l'option algérienne et de ses alliés en Afrique.

Le Maroc continue donc ses démarches pour défendre ses intérêts et faire valoir sa position à ce sujet.
Le verdict
Le message que tente de véhiculer le diplomate algérien à travers la presse de son pays est manifestement trompeur à date d'aujourd'hui. Il est d’ailleurs le seul à affirmer que la décision a été prise de convier des représentants du Polisario à Abidjan. De plus, il est très peu probable que le sommet ivoirien puisse connaitre les mêmes échauffourées qu'avaient orchestrées le Mozambique à Maputo lorsqu'il avait tenté sans succès d’imposer le Polisario à la TICAD, compte tenu de la qualité des relations entre le Maroc et la Côte d'Ivoire. C'est ce qui expliquerait l'offensive d'Amar Belani en amont à Bruxelles et les conclusions qu'il en fait avant l'heure...