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01.02.2022 à 10 H 33 • Mis à jour le 01.02.2022 à 10 H 33
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n°744.HCP: Où en est l’utilisation des TIC chez les entreprises ?

Le Haut Commissariat au Plan a mené des enquêtes sur l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) auprès de 5 701 entreprises au Maroc. Le rapport montre que la crise sanitaire a accéléré cet usage, cependant il y a encore du chemin à faire. Les détails

Le Haut Commissariat au Plan a présenté ce mardi les résultats de deux enquêtes menées au niveau des entreprises, afin d'évaluer la situation de l'intégration des technologies de l'information et de la communication (TIC).


Selon le rapport, la première enquête a eu lieu en 2019 auprès de 2101 entreprises qui opèrent dans le domaine de la construction, de l'industrie, du commerce et des services marchands non financiers et « visait principalement à appréhender les activités des entreprises, dans leur diversité, et le contexte économique et social dans lequel elles opèrent et à accueillir leurs perceptions sur l’utilisation des nouvelles technologies ».


La deuxième enquête, réalisée en décembre 2020 auprès d'un panel de 3600 entreprises, avait pour objectif « d’évaluer les effets de la crise sanitaire Covid-19 sur leurs activités et d’accueillir leurs appréciations sur les perspectives d’évolution de l’activité, de l’emploi et de l’investissement en 2021 », apprend-on de la même source.


Les résultats montrent que les entreprises sont assez connectées « avec des taux d’accès qui ont atteint 81 %, en moyenne, pour les TPE, 97,9 % pour les PME et 99,5 % pour les GE en 2019 ». Les échanges d'e-mails sont la première utilisation d'internet pour 92 % des entreprises sondées, mais « les autres usages sont encore moins généralisés, notamment l’accès et la modification des documents qui ne sont pas exploités par 38 % des entreprises et l’utilisation des logiciels professionnels spécialisés qui se limite à 59 % d’entre elles ».


L'utilisation des TIC est loin d'être généralisée, « Plus de la moitié des entreprises ont jugé faible l’intégration des TIC dans la gestion des ressources humaines, dans leurs échanges avec les administrations publiques, avec les fournisseurs et avec les clients. Ces entreprises étaient principalement jeunes avec un âge de création ne dépassant pas 10 ans », précise le rapport, en ajoutant que les entreprises de plus de 20 ans déclarent « une intégration plus élevée des TIC dans la gestion de leurs échanges avec les fournisseurs, les clients et les administrations publiques comparativement aux opérations de gestion de ressources humaines ou au développement commercial ». 


« 6 entreprises sur 7 n’ont pas effectué de recrutements en matière de TIC à la veille de la crise Covid-19 ». En effet selon les résultats des enquêtes, on note que 86 % des entreprises n'ont pas recruté de spécialistes en TIC durant la période 2016-2018. « Pour les 14 % des entreprises qui ont déclaré des difficultés de recrutement, les exigences de salaires élevés, l’instabilité de ces profils dans le poste et le manque de certaines qualifications ont été les principales contraintes à l’embauche en matière de TIC. Elles étaient ainsi peu nombreuses à compter sur leurs propres employés pour développer, adapter ou prendre en charge des solutions informatiques face aux répercussions de la crise Covid-19 », explique le rapport.


En 2019 seulement 31 % des entreprises marocaines possèdent un site web. Les très petites et moyennes entreprises (TPME) constituent 93 % des entreprises marocaines, et « Plus de 3 TPME sur 5 ne disposaient ni d’un site web ni d’une page sur les réseaux sociaux ». 


Cependant, les TIC sont plus utilisées lorsqu'il s'agit d'entreprises qui opèrent dans les services hors transport et entreposage.  Elles ont été les plus touchées par les retombées de la crise sanitaire, ce pourquoi elles « ont prévu d’augmenter les parts d’investissement destinées à l’innovation (développement de nouveaux produits) et à la transformation numérique (digitalisation des services internes et externes), pour atteindre 40 %, en
moyenne, en 2021 ». 


« Par rapport aux anticipations d’investissement relatives à l’année 2021, les réalisations ont été contrastées suivant les fluctuations qui avaient marqué les activités sectorielles. En particulier, les services notamment les activités d’hébergement et restauration, les services financiers et la télécommunication, qui avaient priorisé un développement de leur numérisation en 2021, auraient été confrontés à une poursuite de la baisse de leurs valeurs ajoutées amorcée en 2020. En revanche, les entreprises industrielles auraient retrouvé en 2021 leur niveau d’avant crise et leur situation financière se serait améliorée, notamment au niveau de certaines filières exportatrices qui ont profité d’une croissance soutenue de leur prix de vente à l’étranger », conclut le rapport.

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