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22.05.2019 à 16 H 35 • Mis à jour le 22.05.2019 à 16 H 35
Par
France

Affaire Benalla: une journaliste du Monde convoquée par la justice

La journaliste du Monde Ariane Chemin, à l’origine des révélations sur les agissements ayant conduit au licenciement de l’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla, qui ont fait trembler l’exécutif, va être entendue par la justice, annonce mercredi le quotidien.


« Ariane Chemin est convoquée le 29 mai par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure dans le cadre d’une enquête qui vise des articles sur les affaires Benalla », écrit Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde, dans son éditorial.


L’enquête vise selon lui des articles relatifs aux « affaires Alexandre Benalla, notamment nos informations sur le profil d’un sous-officier de l’armée de l’air, Chokri Wakrim, compagnon de l’ex-chef de la sécurité de Matignon ».


Interrogé, le parquet de Paris n’a pas réagi dans l’immédiat.


Dans son éditorial, Luc Bronner qualifie « d’inquiétante » la convocation de la journaliste, jugeant que « l’intérêt public suppose de pouvoir enquêter sur les entourages et les liens entretenus par des collaborateurs de l’Elysée ou de Matignon, quels que soient leurs parcours antérieurs ».


Il fait un lien entre la future « audition libre » d’Ariane Chemin et la convocation, le 14 mai dernier, de journalistes enquêtant sur l’utilisation d’armes françaises au Yémen.


Interrogée à ce sujet à l’issue du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a rappelé « l’attachement » de l’exécutif « à la liberté de la presse » qu’il n’a eu « de cesse de défendre » tout en soulignant que « nul justiciable en France » n’était « en dehors de la loi ».


L’affaire Benalla a éclaté en juillet dernier avec la diffusion d’une vidéo dans laquelle l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron apparaît en train de molester des manifestants en marge des défilés du 1er-mai à Paris.


Fin décembre, le sujet, dont l’opposition s’est emparé, a rebondi avec l’information selon laquelle Alexandre Benalla se serait servi d’un de ses passeports diplomatiques, encore valides, pour se rendre notamment au Tchad.


L’Elysée a toujours affirmé ne pas avoir « cherché à protéger » l’ancien chargé de mission.

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