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10.08.2020 à 12 H 47 • Mis à jour le 10.08.2020 à 13 H 05
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Liberté de la presse

Affaire Omar Radi. « Un procès équitable » demandent l’AMDH et la FIDH

Suite à une réunion du Bureau central tenue le 5 août, l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a publié ce 10 août un communiqué où elle demande « la libération immédiate » du journaliste Omar Radi, rédacteur en chef du pôle Enquêtes chez Le Desk. L’association rappelle les circonstances de l’arrestation de l’activiste, quelques jours avant Aid el-Adha. « La manière dont se sont déroulés l’arrestation et la poursuite du journaliste Omar Radi avait un caractère arbitraire et de représailles », écrit le bureau central de l’organisation.


Pour l’AMDH, le journaliste a été emprisonné dans l’attente d’une enquête dans les deux affaires pour lesquelles il est poursuivi, à savoir celle pour « l’atteinte à la sûreté extérieure et intérieur de l’Etat » et une autre pour la plainte pour « viol et attentat à la pudeur », indique-t-on, pour rappeler que dans les deux situations, il n’est question que « d’un soupçon et que l’enquête peur confirmer ou non ». Raison pour laquelle le journaliste devrait être libéré.

 

« Ce qui renforce le caractère malveillant du mandat d’arrêt et des accusations portées contre le journaliste Omar Radi, c’est la date du début de l’enquête qui est survenue immédiatement après la publication d’un rapport d’Amnesty International, accusant les autorités marocaines d’espionner le journaliste par le biais d’un programme israélien », ajoute l’AMDH.


Pour sa part, la Fédération International des Droits humains (FIDH), par le biais de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (OMCT), publie également un communiqué ce 10 août où elle revient sur le contexte de « harcèlement judiciaire continu » dont a été victime le journaliste Omar Radi. L’OMCT s’interroge sur « la temporalité de la plainte pour viol déposée contre le journaliste ».


Pour Alice Mogwe, présidente de la FIDH, « s’il est indiscutable que toute accusation de viol doit faire l’objet d’une enquête rigoureuse et impartiale, le dépôt d’une plainte pour viol contre M. Radi alors que ce dernier est harcelé depuis des mois par les autorités marocaines pousse à s’interroger quant à la possibilité que cette accusation soit fausse et destinée à décrédibiliser un peu plus le journaliste », affirme-t-elle.


D’autant plus que, selon Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT, « le pouvoir marocain s’acharne depuis des mois sur Omar Radi pour essayer de le museler. S’il s’avère que l’accusation de viol pesant contre lui relève d’un coup monté de la part des journalistes, cela serait extrêmement grave », précise le responsable, en rappelant qu’à la fois « d’un point de vue juridique mais également éthique, politique et sociétal : les droits des femmes et la cause féministe ne devraient jamais être instrumentalisés dans le but de faire taire les défenseur.e.s des droits humains et les opposant.e.s au pouvoir », conclut Staberock.

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