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09.03.2023 à 13 H 40 • Mis à jour le 09.03.2023 à 13 H 49 • Temps de lecture : 4 minutes
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LGV

Al Boraq: l’ONCF aspire à atteindre 5 millions de voyageurs en 2023

L’Office national des chemins de fer (ONCF) aspire à atteindre 5 millions de voyageurs dans la Ligne de train à grande vitesse (LGV) en 2023, a indiqué à Marrakech, le directeur général de cet établissement public national chargé de l'exploitation du réseau ferroviaire, Mohamed Rabie Khlie.


En 2022, plus de 4,16 millions de voyageurs ont utilisé Al Boraq, contre 3 millions en 2019, année de référence avant la pandémie.


« Toutes les performances enregistrées par Al Boraq et tous les indicateurs commerciaux et financiers, en plus du taux de satisfaction de la clientèle (CSAT) traduisent la pertinence du choix stratégique de notre pays en matière de déploiement de la LGV », a relevé Khlie dans un entretien accordé à M24, la chaine télévisée de l’information en continu de la MAP, en marge de la 11è édition du Congrès Mondial de l'Union Internationale des Chemins de Fer (UIC) sur la grande vitesse, tenue sous le thème "La Grande Vitesse Ferroviaire : la bonne vitesse pour notre planète ».


Abordant les indicateurs et performances enregistrées par Al Boraq, il a indiqué que le nombre de voyageurs empruntant la LGV est passé de 3 millions en 2019, année de son entrée en service, à 4 200 000 voyageurs en 2022, faisant savoir que l’ONCF a élaboré plusieurs programmes d’investissement dans le secteur que ce soit au niveau du réseau ferroviaire ordinaire ou la LGV, qui suscite l’admiration compte tenu de son coût, sa réalisation et ses répercussions positives à tous les niveaux.


Les indicateurs financiers d’ Al Boraq démontrent que les bénéfices de la LGV couvrent tous les coûts d’exploitation et laissent une marge pour rembourser les dettes des autres trains, a-t-il fait remarquer, relevant que les bénéfices de la LGV est en mesure de supporter le coût du système relatif aux rails et la signalisation.


Dans ce contexte, il a souligné que le projet de la LGV au Maroc est devenu « une école » étant donné la mobilisation des intervenants en vue de lui garantir la réussite, relevant que ce projet est aussi devenu un modèle inspirant au niveau des projets structurants en comparaison avec les autres pays.


« La réussite de ce projet nous a incités, à réfléchir avec les autorités de tutelle, à aller de l’avant dans le processus de modernisation du système de LGV pour l’étendre à Marrakech et Agadir », a-t-il relevé, indiquant que l’ONCF est en cours de réalisation des études détaillées qui seront suivies par la phase de l’acquisition du foncier pour la réalisation de ces LGV.


L’ONCF s’attèle aussi à étudier le système approprié pour le financement de la réalisation de ces projets visant à étendre les LGV, a-t-il ajouté, faisant savoir qu’en parallèle à tous ces projets, l’ONCF et les autorités de tutelle, réfléchissent à libérer la capacité d’accueil dans les lignes ferroviaires ordinaires dans plusieurs villes telles que Rabat, Casablanca et Kénitra.


Dans ce sens, Khlie a indiqué que l’objectif consiste à réaliser des « trains de proximité » à une cadence soutenue dans le but de résorber certains problèmes relatifs à la mobilité durable et l’embouteillage à travers l’adoption de modes de transport éco-friendly à l’instar des orientations adoptées par tous les pays du monde.


Par ailleurs, vu les contraintes écologiques, dont fait face le monde à l’heure actuelle, il a relevé que la tendance mondiale actuelle penche vers des solutions intégrant les dimensions environnementales, soulignant que le déploiement des trains reste une solution efficiente pour la mobilité durable, citant à cet égard Al Boraq, qui consomme 100 % d’énergies propres vertes.


Dans ce contexte, il a indiqué que l’ONCF consomme actuellement 25 % d’énergies propres au niveau de sa flotte de trains et à l’horizon 2023, ce taux de consommation de l’énergie propre atteindra 50 % pour l’ensemble de la flotte, et 100 % en 2024, relevant que ces taux traduisent le souci de l’ONCF pour une meilleure mise en œuvre de la stratégie de décarbonation, tout en œuvrant à développer le transport ferroviaire à travers l’élaboration de politiques menant essentiellement à la réduction des émissions de CO2.


Dans ce cadre, il a estimé que l’ONCF s’oriente vers la modernisation du transport ferroviaire tout en intégrant les dimensions écologiques selon une approche futuriste et proactive, relevant que la transition énergétique représente un choix stratégique pour le Royaume alors que toutes les ambitions fixées en matière d'énergies renouvelables ont été revues à la hausse pour dépasser l'objectif actuel de 52 % du mix électrique national avant l'année 2030.


Le secteur des chemins de fer est en mesure de jouer un rôle important et efficace dans ce domaine dans le sens qu’il contribuera à honorer les engagements du Royaume dans le domaine des énergies renouvelables, a-t-il ajouté.


La digitalisation et les énergies propres, qui entretiennent des rapports très étroits, représentent des choix stratégiques pour tous les secteurs, vu leur rôle dans l’amélioration des services aux usagers et leurs bénéfices au niveau de la réduction des coûts, a-t-il tenu à rappeler.


Il s’agit d’enjeux et préoccupations communs à tous les établissements, publics ou privés, étant donné que l’amélioration de la compétitivité des établissements reste tributaire de l’intégration de la digitalisation, qui représente un choix stratégique pour l’ONCF, a-t-il conclu.

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