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15.07.2021 à 14 H 56 • Mis à jour le 15.07.2021 à 15 H 01
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Diplomatie

Après la désignation de Ramtane Lamamra, une première prise de bec entre Alger et Rabat

À peine Ramtane Lamamra désigné en tant que nouveau chef de la diplomatie algérienne, en remplacement de Sabri Boukadoum, une première passe d’armes a eu lieu entre le Maroc et l’Algérie. À l’occasion d’une conférence ministérielle du mouvement des pays non alignés, le nouveau ministre algérien des Affaires avait appelé dans son intervention de 14 juillet les Nations Unies à se pencher sur la question du Sahara occidental. « Le regain de tensions dans le conflit militaire entre le royaume du Maroc et le Front Polisario mérite une attention accrue de la communauté internationale », a-t-il souligné. « Nous appelons donc le Secrétaire général des Nations unies d’accélérer la nomination de son envoyé spécial et de lancer un processus politique crédible entre les deux parties dans le but d’atteindre une solution politique juste et durable permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, membre fondateur de l’Union africaine », a-t-il précisé.


Du côté marocain, la réaction ne s’est pas faite attendre : « L’ambassadeur Représentant permanent du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, a tenu à répondre, en détail, à toutes les allégations algériennes sur la question du Sahara marocain », annonce ce jeudi une dépêche de la MAP.


Dans une note adressée à la présidence azérie du Mouvement, et circulée à l’ensemble des membres, le diplomate marocain s’est dit profondément étonné du choix du ministre algérien, qui a abordé la question du Sahara marocain, lors de « sa première déclaration dans un fora international, depuis sa récente nomination » à la tête de la diplomatie de son pays. Hilale a souligné que la question du Sahara marocain, « qui relève exclusivement du Conseil de Sécurité de l’ONU, n’était ni inscrite à l’ordre du jour de la réunion, ni en liaison avec son thème ». En effet, l’écrasante majorité des ministres se sont penchés exclusivement sur les efforts multilatéraux pour répondre aux défis mondiaux pressants, notamment les conséquences sanitaires et socio-économiques de la pandémie de Covid-19, a noté l’ambassadeur.


En réponse à une pseudo « reprise de conflit militaire », évoquée par le ministre algérien, l’ambassadeur Hilale a souligné que « cette fiction n’existe que dans les communiqués de propagande du groupe séparatiste armé, polisario, et les dépêches de l’agence de presse algérienne », insistant que « n’en déplaise au MAE algérien, la situation au Sahara marocain est calme et sereine, comme cela est dument consigné dans les rapports quotidiens de la Minurso et confirmé par les médias internationaux ».


Répondant à l’appel du ministre algérien pour la nomination d’un nouvel Envoyé Personnel du Secrétaire Général pour le Sahara marocain, l’ambassadeur Hilale a fait remarquer que c’est « l’Algérie et le groupe séparatiste armé, qu’elle a créé, le polisario, qui ont refusé plusieurs candidats proposés par le Secrétaire Général de l’ONU ». C’est donc à « l’Algérie et au polisario qu’incombe le retard de nomination de nouvel Envoyé Personnel du SG » a rétorqué Omar Hilale.


Pour rappel, ce 14 juillet également Alger accueillait le représentant de la diplomatie du Polisario, Mohamed Salem Ould Salek. « Nous avons discuté des derniers développements de la question sahraouie et des perspectives de son règlement d’une manière qui garantisse le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance », a indiqué Lamamra sur Twitter.


De son côté, dans une déclaration à l’agence de presse algérienne APS, Oulad Salek a appelé la communauté internationale « à mettre un terme à l’occupation » du Maroc et de lui « imposer le respect des frontières de ses voisins y compris la république sahraouie ». L’élément du Polisario a également démenti tout lien et coopération militaire entre le Polisario et l’Iran, accusation souvent formulée par Rabat.

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