Après le blocage par Londres de son projet avec le Maroc, Xlinks explore le potentiel de la région caspienne
Après le refus du gouvernement britannique d’autoriser son projet de connexion électrique entre le Royaume-Uni et le Maroc, ainsi que la suspension de l'usine de câbles en Ecosse, la société britannique Xlinks qui prépare un projet alternatif, Sila Atlantik, visant à interconnecter le Maroc et l’Allemagne, pour couvrir 5 % de la consommation allemande via 15 GW de solaire et d’éolien et 10 GWh de stockage, s’est tournée par ailleurs vers le potentiel de la région caspienne.
A l’occasion d’une rencontre le 8 décembre entre le ministre de l’Énergie azerbaidjanais, Parviz Shahbazov, et l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume-Uni à Bakou, Fergus Auld, la Green Energy Corridor Power Company (GECO) et Xlinks ont également pris part aux discussions.
Au cours de cette rencontre, les parties ont examiné les possibilités d’élargir leur partenariat énergétique à long terme, en particulier dans le domaine des énergies vertes, dans le cadre du corridor Caspien-Mer Noire-Europe et de l’introduction d’innovations technologiques.
Dans ce contexte, un protocole d’accord a été signé entre GECO et Xlinks, par le directeur général de GECO, Farhad Mammadov, et le directeur exécutif de Xlinks, James Humphrey. Ce document prévoit l’exploration de coopérations dans les projets de câbles sous-marins et les infrastructures associées, l’échange d’informations et la réalisation d’évaluations techniques. Il est précisé que ce protocole n’entraîne aucune obligation juridique et que GECO poursuit actuellement des négociations avec des partenaires potentiels pour la période suivant l’étude de faisabilité du projet Green Energy Corridor.
GECO, coentreprise représentant quatre pays, a été créée pour mettre en œuvre l’accord sur le développement et la transmission d’énergie verte signé par l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Roumanie et la Hongrie. Xlinks, de son côté, est spécialisée dans les projets d’énergie renouvelable à grande échelle et les lignes de transmission longue distance. Son équipe technique a participé à la construction de l’interconnexion North Sea Link entre le Royaume-Uni et la Norvège, longue de 720 km avec une capacité de transmission de 1,4 GW, ainsi qu’au Viking Link entre le Royaume-Uni et le Danemark, long de 765 km avec une capacité similaire.
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