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21.04.2020 à 15 H 38 • Mis à jour le 21.04.2020 à 15 H 39
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Presse

Au Maroc, les journalistes toujours «sous pression judiciaire», selon RSF

Pour Reporters sans frontières (RSF), la suppression du ministère de la communication et l’installation du Conseil national de la presse (CNP) n’ont pas amélioré la situation du journalisme au Maroc. L’exercice de cette profession demeure sous pression judiciaire, alerte l’ONG


Dans son classement 2020 sur la liberté de la presse, RSF revient sur les conditions de travail des journalistes dans le monde. La région de l’Afrique du nord, pour l’ONG, demeure marquée par des « procès sans fin au Maroc, des interpellations régulières et détentions provisoires prolongées en Algérie, des médias libyens qui se transforment en acteurs du conflit armés ».


RSF place ainsi l’Algérie à la 146ème place dans son classement mondial de la liberté de la presse. Les Algériens enregistrent la plus forte baisse, avec cinq places en moins, dans la région. « Les interpellations et intimidations de la part des services de sécurité se sont multipliés et accentuées au fil des mois de contestation », ajoute RSF, faisant allusion au « Hirak » depuis son début en février 2019.


Pour le Maroc, le Royaume est fixé à la 133ème place. Reporters Sans Frontières rappelle que des « procès se poursuivent depuis des années contre plusieurs acteurs des médias, de nouvelles actions en justice ont été intentées contre les journalistes et de lourdes condamnations ont été prononcées », est-il indiqué.


« Aussi, plusieurs journalistes et citoyens-journalistes restent-ils incarcérés », regrette l’ONG. Pour celle-ci, les réformes entreprises, dont notamment la suppression du ministère de la Communication et l’installation d’un Conseil national de la presse n’ont pas amélioré la situation et encore moins rendu « l’environnement de travail apaisé pour les journalistes et les médias ».


Dans une note accompagnant le classement, RSF note que les régions du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord demeurent les lieux où « il est le plus dangereux pour les journalistes d’exercer leur profession ». Pour l’ONG, citant l’exemple algérien, « les autorités de certains pays profiteraient de l’épidémie du Covid-19 pour régler leurs comptes avec le journalisme indépendant ».

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