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09.09.2020 à 02 H 33 • Mis à jour le 09.09.2020 à 02 H 33
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Aérien

Boeing: nouveau défaut du Dreamliner pouvant affecter ceux de la RAM

Déjà affecté par l’arrêt de ses 737 MAX, l’avionneur américain Boeing a déclaré avoir identifié un nouveau souci de qualité (le troisième) de son 787 Dreamliner, ralentissant encore les livraisons de l’avion de ligne et accélérant une enquête des autorités fédérales de sécurité aérienne.


La société a déclaré ce mardi que des parties des sections de queue Dreamliner fabriquées dans une usine de Salt Lake City avaient été mal serrées lors de l’assemblage. Le problème, affectant la plupart des Dreamliner, pourrait entraîner une fatigue prématurée des matériaux des structures en composite de carbone dans le stabilisateur horizontal (une structure en forme d’aile arrière dans la queue de l’avion).


Boeing a déclaré que le problème ne posait pas de « problème de sécurité immédiate du vol ». Il sera corrigé sur les avions qui n’ont pas été livrés pendant que Boeing évalue si des inspections améliorées ou des corrections sont nécessaires sur les avions déjà en service.


La société a déclaré que le problème pourrait affecter jusqu’à 893 des quelque 1 000 jets Dreamliner produits jusqu’à présent. Boeing a indiqué qu’aucun Dreamliner transportant actuellement des passagers n’avait accumulé suffisamment d’heures de vol pour subir un vieillissement prématuré de ses stabilisateurs.


De nombreux transporteurs, dont la Royal Air Maroc, ont misé sur le Dreamliner en raison de sa taille et sa longue portée qui offrent une flexibilité pendant le ralentissement du trafic mondial de passagers.


Faisant partie de la flotte de Royal Air Maroc depuis le 9 juillet 2016, le Boeing 787 Dreamliner, « symbolise ainsi une nouvelle époque pour le transport aérien au Maroc », peut-on lire sur le site de la compagnie aérienne nationale qui en détient neuf exemplaires (4 Boeing 787-9 et 5 Boeing 787-800).


La RAM avait commandé par ailleurs quatre 737 MAX, dont deux ont déjà été livrés mais cloués au sol tant que les régulateurs n’ont pas approuvé une série de corrections et de modifications de la formation des pilotes.


Le problème avec les stabilisateurs sur le 787 fait suite à deux autres problèmes de production précédemment signalés affectant différentes pièces composites des fuselages du Dreamliner. Ces problèmes ont amené Boeing à prendre la décision inhabituelle le mois dernier de mettre volontairement au sol huit 787 déclarés comme structurellement défectueux. Ces problèmes ont également incité les responsables de la FAA à lancer un vaste examen des processus d’usinage qui pourrait remonter à près d’une décennie, selon une note interne du gouvernement américain.


Les enquêtes de la FAA sur les trois défauts de fabrication ont maintenant été regroupées en une seule enquête, selon le Wall Street Journal. L’agence a cependant ajouté « qu’il est trop tôt pour spéculer sur la nature ou l’étendue » de tout mandat de sécurité que la FAA pourrait décider de délivrer.


Le Wall Street Journal a rapporté que de hauts responsables de la FAA, en réponse aux défauts du fuselage, envisageaient de commander des inspections accélérées sur des centaines de Dreamliner. Boeing a déclaré à la FAA, et a ensuite indiqué publiquement, que les défauts de qualité affectant les fuselages ne constituent pas une menace immédiate pour la sécurité.

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