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09.05.2018 à 15 H 48 • Mis à jour le 09.05.2018 à 15 H 48
Par
Com' de crise

Boycott de Sidi Ali: Eaux Minérales d’Oulmès promet de militer pour une baisse des taxes

La direction des Eaux Minérales d’Oulmès (EMO) et son personnel « ont pris acte du boycott relatif au prix de son eau Sidi Ali et à celui d’autres produits de consommation, qui s’est manifesté en particulier sur les réseaux sociaux », informe la filiale du groupe multimétiers Holmarcom contrôlé par la famille Bensalah dans un communiqué diffusé ce 9 mai marquant sa première sortie après de nombreux jours d’une polémique suscitée par une campagne populaire lancée sur les réseaux visant son eau minérale Sidi Ali, mais aussi les marques Afriquia du groupe Akwa et Centrale, le lait de la filiale marocaine du groupe Danone.


« Face à l’ampleur de ce mouvement, nous avons souhaité prendre le temps d’écouter et d’analyser, avec la mesure et le recul nécessaires, les attentes de nos concitoyens et en particulier des fidèles consommateurs de Sidi Ali, qui nous font confiance de génération en génération », ajoute la société.


« Cette situation témoigne plus largement des difficultés rencontrées par les familles marocaines face à la cherté de la vie », poursuit EMO qui assure que « la problématique du pouvoir d’achat » est un sujet qui la « préoccupe ». « C’est pourquoi nous avons pris la décision de ne pas augmenter nos prix de vente publics depuis 2010, sur l’intégralité des formats Sidi Ali, et ce malgré l’inflation régulière qu’a connu le Maroc et l’augmentation de l’ensemble de nos postes de coûts : matières premières, énergie, salaires, taxes… ».



L’entreprise rappelle que « les bouteilles d’eau Sidi Ali 1,5L sont en vente au grand public depuis 2010, selon des prix recommandés, à savoir, à partir de 5 dirhams en grande surface et à partir de 5,50 dhs chez le détaillant, et que ce tarif peut librement évoluer en fonction des points de vente, dans la mesure où la loi 06-99 sur la liberté des prix et de la concurrence permet aux points de vente de fixer eux-mêmes le prix de vente final ».


La société « souhaite clarifier certaines données », dans « un souci de transparence par rapport à certaines informations erronées et idées reçues ». Elle indique ainsi que « l’eau exploitée n’est pas gratuite mais assujettie à des taxes d’exploitation très importantes. Pour l’année 2017, Les Eaux Minérales d’Oulmès s’est acquittée de 657 072 912 dirhams d’impôts et taxes (TVA, redevance d’exploitation de la source, Taxe Intérieure de consommation, écotaxe, frais de marquage fiscal et divers autres impôts et taxes), soit une augmentation de 9,8 % par rapport à 2016. Pour la seule taxe communale payée par la société à la Commune d’Oulmès, elle s’est élevée en 2017 à 99 056 958 dirhams. La redevance d’exploitation des sources due à l’Etat en 2017 a été de 48 288 916 dirhams ».


En plus de ces impôts et taxes, « le prix de vente de Sidi Ali comprend les coûts de distribution et marges détaillants, les matières premières et consommables, la charge de transport, logistique, amortissements des équipements, les diverses autres charges externes ainsi que les charges du personnel. La marge réalisée sur Sidi Ali est de 7 %, soit 40 centimes par bouteille d’1,5L », précise EMO qui fait valoir ses investissements en R&D, sa politique d’emploi (7900 emplois indirects, soit un total de près de 10 000 personnes).


Les Eaux Minérales d’Oulmès « s’engage à œuvrer auprès des pouvoirs publics à la révision  à la baisse des prix par la réduction des taxes imposées sur les eaux minérales et de sources. Nous prônons en effet une T.V.A. réduite à 7 % (au lieu de 20 %), le taux de 7 % étant déjà appliqué par ailleurs sur certains produits de grande consommation tels que, entre autres, le sucre et la conserve de sardines. Cette réduction permettrait de baisser le prix de vente final des eaux minérales au profit du consommateur ».

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