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16.10.2019 à 15 H 39 • Mis à jour le 16.10.2019 à 15 H 39
Par
Etats-Unis

Cyberattaque américaine contre l’Iran après l’attaque des sites pétroliers en Arabie

Les Etats-Unis ont mené une cyberattaque contre l’Iran à la suite de l’attaque qui a visé le 14 septembre des installations pétrolières saoudiennes, attaque que Washington et Ryad imputent à Téhéran, ont déclaré deux responsables américains à Reuters.


Les deux responsables, qui s’exprimaient sous le sceau de l’anonymat, ont précisé que l’opération secrète est intervenue fin septembre et visait l’appareil de « propagande » iranien.


L’un d’eux a indiqué, sans plus de détails, que la cyberattaque avait affecté du matériel informatique.


L’initiative de l’administration Trump a semble-t-il été de moindre intensité que des attaques similaires décidées contre l’Iran cette année, notamment après que Téhéran eut abattu le 20 juin un drone de surveillance américain entré selon lui illégalement dans son espace aérien et des attaques présumées des Gardiens de la Révolution iraniens contre deux pétroliers en mer d’Oman en mai.


Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont publiquement accusé les autorités iraniennes de l’attaque du 14 septembre, revendiquée par les rebelles chiites Houthis au Yémen.


Donald Trump a réagi officiellement en ordonnant le déploiement de troupes américaines pour renforcer les défenses antiaériennes saoudiennes et des sanctions contre la banque centrale d’Iran.


Mais le Pentagone s’est refusé à toute commentaire sur la cyberattaque de septembre.


« Pour des raisons de sécurité opérationnelle, nous n’évoquons pas les opérations dans le cyberespace », a déclaré la porte-parole du département de la Défense, Elissa Smith.


Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran se sont considérablement avivées depuis la décision de Donald Trump de retirer son pays de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.


On ignore si d’autres cyberattaques, une option moins provocatrice sur l’échelle des réponses militaires et prisée de l’administration américaine, ont eu lieu depuis celle de septembre.


L’Iran a pu user de la même tactique face aux Américains.


Un groupe de hackers liés au gouvernement iranien a tenté de pirater les adresses email de l’équipe de campagne de Donald Trump pour la prochaine présidentielle, a révélé Microsoft début octobre. En août et septembre derniers, ce groupe a essayé plus de 2 700 fois d’identifier des emails et a ensuite attaqué 241 de ces comptes.


Une enquête de Reuters a révélé par ailleurs l’an dernier que plus de 70 sites d’information dans 15 pays diffusaient de la désinformation et de la propagande pro-Téhéran depuis des années.

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