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01.06.2021 à 10 H 39 • Mis à jour le 01.06.2021 à 10 H 45
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Disparition

Décès de Khalid Jamaï, vétéran de la presse au Maroc

Journaliste, essayiste et commentateur de la vie politique, Khalid Jamai s’est éteint ce 1er juin à l’âge de 77 ans, à Rabat après avoir combattu le cancer. Fils d’une figure historique de l’Istiqlal, le résistant Bouchta Jamai, le journaliste avait également fait ses armes au sein du parti d’Allal El Fassi.


En 1973, il avait été arrêté par les services de police et avait été soumis à de la torture pendant près de six mois, comme il le raconte dans son livre publié en 2003, 1973 : Présumés coupables aux éditions Tarik.


En tant que militant de l’Istiqlal, il avait été rédacteur en chef du quotidien partisan l’Opinion, pendant de longues années. À ce poste, il avait fait l’actualité durant les années 90′ , en interpellant souvent à l’époque le ministre de l’Intérieur, Driss Basri, mais aussi le chef de l’État, Hassan II.


En 1993, il tient tête au puissant Basri en publiant un article où il affirme que les élections marocaines sont truquées depuis une vingtaine d’années. Le ministre de l’Intérieur, le convoquant, lui demandera « qui es-tu ? » (« chkoun anta ? ») pour pouvoir porter de telles accusations, lui ajoutant que « des plus forts que toi et meilleurs que toi ont été mis en prison ». Dans une lettre ouverte, Jamaï dénoncera la menace et il n’en sera finalement rien.


Au Journal, titre phare du début des années 2000 cofondé par son fils Aboubakr, il collaborait de manière intermittente en publiant des chroniques. Fidèle à lui-même, son ton était incisif et les sujets brûlants abordés librement.

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