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20.12.2020 à 22 H 11 • Mis à jour le 20.12.2020 à 22 H 39
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Rapport

Des dizaines de journalistes d’Al Jazeera victimes du logiciel-espion de NSO

Les chercheurs du laboratoire Citizen Lab affirment avoir découvert que des dizaines de téléphones de journalistes d’Al Jazeera étaient discrètement compromis par des logiciels espions, lors d’une cyber attaque sans précédent qui aurait probablement été ordonnée par l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, selon le rapport.


Le virus exploitait une vulnérabilité désormais corrigée dans iMessage d’Apple. Dans un rapport technique publié dimanche, les chercheurs assurent que les iPhones concernés ont été infectés par le logiciel espion Pegasus, développé par le groupe israélien NSO. Les chercheurs de Citizen Lab, ajoutent que le code malveillant découvert, rendait « presque tous » les appareils iPhone vulnérables si les utilisateurs utilisaient un système d’exploitation antérieur au système iOS 14 d’Apple, qui semble avoir corrigé la vulnérabilité.


Interrogé par The Guardian, un porte-parole du NSO Group a déclaré : « comme nous l’avons déclaré à plusieurs reprises, nous n’avons accès à aucune information concernant l’identité des personnes sur lesquelles notre système est utilisé pour effectuer une surveillance. Cependant, lorsque nous recevons des preuves crédibles d’une mauvaise utilisation, combinées aux identifiants de base des cibles présumées et des délais, nous prenons toutes les mesures nécessaires conformément à notre procédure d’enquête sur l’utilisation abusive des produits pour examiner les allégations », précise-t-il.

 

Pour rappel, dans le rapport de mai 2019, le Maroc avait été sur la liste de Citizen Lab des pays utilisateurs du logiciel espion Pegasus du groupe NSO. Ce logiciel se servait d’une faille de la messagerie WhatsApp pour infiltrer les smartphones ciblés. Dans un précédent rapport datant de septembre 2018, le Maroc était déjà cité. Deux ans plus tard, en juin 2020, Amnesty International affirmait que le militant et journaliste Omar Radi était la victime depuis un an de Pegasus. Ces révélations ont d’ailleurs été publiés par plusieurs médias d’investigation dont Le Desk au Maroc.


Les autorités marocaines avaient catégoriquement nié être en relation avec la firme israélienne NSO Group, ni faire usage de ses produits. Suite à la publication de ces informations, Omar Radi avait été poursuivi pour « espionnage ». Dans le cadre de cette enquête, mais aussi dans celle ayant lien avec une plainte pour « viol », le journaliste est actuellement placé en détention préventive depuis fin juillet.

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