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18.11.2019 à 11 H 37 • Mis à jour le 18.11.2019 à 11 H 37
Par
Israël

Des sionistes aident financièrement des villageois amazighs au Maroc

« Des donateurs juifs aident les Amazighs indigènes à se vêtir et à étudier, alors qu’ils luttent pour leur réhabilitation culturelle dans une société d’élites arabes au pouvoir », écrit Times Of Israël, qui consacre un article de propagande aux aides financières accordées par des sionistes à des marocains déshérités vivant dans des régions montagneuses reculées sur fond de prosélytisme identitaire et religieux.


Parmi eux, Martha Rettig, une guide touristique américano-israélienne à la retraite qui passe son temps sur internet « à promouvoir la défense d’Israël ». Celle-ci soutient financièrement, et sans l’avoir personnellement rencontré, un étudiant issu d’une famille de nomades pour ses études d’anglais à Beni Mellal, ainsi que les habitants de son village natal. Depuis deux ans, Rettig a « collecté plusieurs milliers de dollars pour lui permettre d’acheter de la nourriture, des chaussures et des vêtements chauds à distribuer aux nécessiteux dans sa ville natale. Il en utilise également une partie pour couvrir les coûts de ses études ».


Leur premier contact s’est fait via une page Facebook « consacrée aux groupes autochtones du Moyen Orient et d’Afrique du Nord ». « Bon nombre de ces groupes luttent pour obtenir leur indépendance culturelle ou politique dans des domaines où ils n’ont pas d’autonomie officielle. Parmi ceux qui sont représentés dans le forum se trouvent des ethnies kurdes, arméniennes et berbères », relate Times Of Israël.


Comme d’autres, Rettig cible des amazighs membres de groupes identitaires sur Facebook qui « s’identifient à l’État moderne d’Israël et aux Juifs, qu’ils considèrent comme ayant mené – et gagné – leur propre lutte pour vivre de manière indépendante dans leur patrie ancestrale », ajoute la même source. Selon Rettig, ces groupes sont sous surveillance policière. Certains de leurs promoteurs ont été interrogés par la police sur leurs activités.


A leur contact, « elle apprend qu’avant la conquête islamique du Maghreb aux 7e et 8e siècles, les tribus indigènes amazighes peuplaient l’Afrique du Nord depuis la Libye jusqu’au Maroc (…) certains Amazighs pratiquaient autrefois le judaïsme, puis le christianisme ».

 

De cette donnée historique, Rettig développe ainsi une théorie identitaire pro-Israël qu’elle associe au déclassement social de certaines régions enclavées du Haut-Atlas. « Il y a d’énormes ressources naturelles, et les dirigeants [arabes] en ont le contrôle total », avance-t-elle. « Ils [les dirigeants] n’ont jamais investi dans les infrastructures pour la population amazighe. ». Elle accuse le gouvernement de Rabat « d’annihiler toute identité amazighe indépendante ».


Elle a créé la page GoFundMe sur Facebook avec une amie new-yorkaise pour récolter des fonds afin d’acheter des articles de première nécessité à ses protégés. « 90 % des quelque 100 donneurs réguliers sont juifs et la moitié d’entre eux sont Israéliens. Les contributions se situent généralement entre trois et cent dollars », précise-t-elle.


Son activisme ne se résume pas à apporter une aide financière aux villageois du Haut-Atlas. Rettig reconnaît aussi faire du prosélytisme religieux en encourageant un Rifain de Nador « à se convertir au judaïsme ».

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