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08.06.2019 à 13 H 06 • Mis à jour le 08.06.2019 à 13 H 06
Par
Soudan

Deux chefs rebelles soudanais arrêtés à Khartoum

Deux chefs rebelles soudanais ont été arrêtés samedi matin, apprend-on de sources proches de l’opposition à Khartoum, peu après avoir rencontré le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, venu jouer les médiateurs dans la crise qui secoue le pays.


Abiy a effectué vendredi une mission de médiation entre le Conseil militaire de transition (CMT) et l’opposition, quatre jours après la répression meurtrière à Khartoum, par les forces paramilitaires, des manifestants qui réclament depuis des mois une transition démocratique et qui ont obtenu la destitution du président Omar el Béchir le 11 avril dernier.


Ismail Jallab, secrétaire général du Mouvement de libération du peuple soudanais-Nord (SPLM-N) et Mubarak Ardol, porte-parole du mouvement rebelle, ont été interpellés quelques heures après leur réunion avec le Premier ministre éthiopien.


Vendredi, les services de sécurité soudanais avaient déjà arrêté un autre membre de l’alliance de la “Déclaration des forces de la liberté et du changement” , Mohammad Esmat, qui avait lui aussi participé à la réunion avec Abiy.


« Cela constitue en pratique la réponse du conseil militaire qui rejette l’effort de médiation du Premier ministre éthiopien », a commenté Khalid Omar Yousef, un dirigeant de l’alliance d’opposition.


Selon Yousef, Abiy Ahmed a proposé la mise en place d’un conseil de transition comprenant huit civils et sept militaires et une présidence tournante.


Un conseiller du chef du gouvernement éthiopien a déclaré que les entretiens s’étaient bien déroulés et qu’Abiy comptait retourner prochainement au Soudan.


Le CMT a annulé tous les accords négociés depuis des semaines avec l’alliance des Forces de la liberté et du changement après le bain de sang de lundi.


Selon une association de médecins liée à l’opposition, l’assaut lancé contre le campement de manifestants au coeur de Khartoum et les heurts qui ont suivi ont fait 113 morts. Le CMT avance un bilan de 61 morts, dont trois membres des forces de sécurité.

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