Donald Trump affirme que Nicolas Maduro a été « capturé et exfiltré » lors d’une opération américaine au Venezuela
Le président américain Donald Trump a affirmé, samedi 3 janvier, que les États-Unis avaient mené une opération militaire d’envergure au Venezuela, aboutissant, selon lui, à la capture et à l’exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse. Tandis que Washington n’a pas encore détaillé officiellement les contours de cette intervention, Caracas dénonce une attaque directe contre des zones civiles et promet une riposte massive. Les informations disponibles restent, à ce stade, fragmentaires et contradictoires.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a déclaré que « les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant, qui a été capturé avec son épouse, et exfiltré du pays ». Le président américain a présenté l’opération comme une action directe de l’armée américaine, affirmant qu’elle avait été menée « conjointement avec nos forces de sécurités intérieures ».
Selon Donald Trump, cette opération s’est déroulée tôt samedi matin. Il a également annoncé la tenue d’une conférence de presse à 11h00, heure locale, dans son complexe de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, laissant entendre que des précisions supplémentaires pourraient y être apportées sur la nature de l’intervention, son déroulement et ses objectifs.
À ce stade, ni la Maison Blanche ni le Pentagone n’ont publié de communiqué officiel détaillant les faits ou confirmant formellement les déclarations du président américain. Les affirmations de Donald Trump reposent donc exclusivement sur sa communication personnelle, en attendant d’éventuelles confirmations institutionnelles.
Les déclarations de Donald Trump interviennent dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Caracas. Selon un article du New York Times publié le 2 décembre, Nicolas Maduro avait renforcé de manière significative sa sécurité personnelle au cours des dernières semaines, face à ce que le quotidien américain décrivait comme une escalade des menaces en provenance de l’administration américaine.
D’après le journal, le président vénézuélien changeait fréquemment de lieu de résidence et de téléphone portable, et avait considérablement durci son dispositif de protection afin de se prémunir contre une éventuelle frappe ou une opération ciblée des États-Unis. Ces mesures de précaution témoignaient, selon le New York Times, d’une crainte réelle au sommet de l’État vénézuélien quant à la possibilité d’une action directe de Washington.
Côté vénézuélien, la première réaction officielle de haut niveau est venue du ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez. Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, il a accusé l’armée américaine d’avoir mené des frappes contre des zones résidentielles, évoquant une attaque directe contre la population civile.
« Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile », a-t-il affirmé. Le ministre a précisé être en train de « recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts », sans fournir, pour l’heure, de bilan chiffré.
Vladimir Padrino Lopez a également promis « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale » du pays. Il s’agit de la première apparition publique d’un haut responsable vénézuélien depuis le début des explosions signalées dans la capitale Caracas et dans d’autres localités.
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