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24.04.2026 à 12 H 24 • Mis à jour le 24.04.2026 à 13 H 30 • Temps de lecture : 2 minutes
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Afrique

Entrée au Maroc : l’exemption d’autorisation électronique pour les Maliens entre en vigueur ce 27 avril

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et son homologue malien Abdoulaye Diop.

La suspension de l’Autorisation électronique de voyage au Maroc (AEVM) pour les ressortissants maliens entrera en vigueur le 27 avril 2026. L’annonce a été officialisée par le ministère malien des Affaires étrangères sur le réseau X, à la suite d’une notification reçue des autorités marocaines le 23 avril.


Cette mesure, annoncée initialement le 10 avril à Bamako par Nasser Bourita et son homologue malien Abdoulaye Diop, marque un ajustement concret des conditions d’entrée au Maroc pour les citoyens maliens.


Dans son annonce, la diplomatie malienne précise que cette décision s’inscrit dans la mise en œuvre effective de la suspension de l’AEVM, dispositif jusque-là requis pour certains voyageurs exemptés de visa, mais soumis à une autorisation préalable en ligne. À compter du 27 avril, les ressortissants maliens ne seront donc plus tenus d’effectuer cette démarche pour se rendre au Maroc, tout en restant soumis aux conditions d’entrée habituelles, notamment la détention de documents de voyage valides et les contrôles à l’arrivée.


Le ministère malien des Affaires étrangères s’est par ailleurs félicité de ce qu’il qualifie d’un « nouvel élan dynamique des relations d’amitié et de coopération bilatérale », saluant une « mesure pratique » de nature à faciliter les échanges économiques, commerciaux et humains entre les deux pays. Une lecture partagée par les autorités marocaines, qui avaient déjà acté cette orientation dans un contexte de relance de la coopération africaine.


Sur le plan opérationnel, cette suspension réduit le périmètre d’application de l’AEVM. À partir de fin avril, seuls les ressortissants de quelques pays – dont le Ghana, la Guinée, le Congo et l’Équateur – resteront concernés par cette formalité pour accéder au territoire marocain.


Pour les voyageurs maliens, il s’agit d’un allègement notable, supprimant une étape administrative préalable introduite dans un contexte de gestion renforcée des flux. Au-delà de son aspect technique, la décision traduit une volonté politique de fluidifier la mobilité entre Rabat et Bamako, dans un moment où les relations diplomatiques entre les deux capitales connaissent un regain d’intensité, soulignent des sources médiatiques maliennes.

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