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05.02.2025 à 12 H 57 • Mis à jour le 05.02.2025 à 12 H 57 • Temps de lecture : 2 minutes
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Justice

France: escroqués dans des vignes, trois saisonniers marocains portent plainte

Trois travailleurs marocains employés en France dans les vignes du Libournais, en Gironde, ont porté plainte contre leur employeur pour exploitation. Ils affirment avoir payé 14 000 euros à un intermédiaire pour obtenir un travail, mais n'ont jamais été rémunérés depuis leur arrivée en France en août 2023, précisent les médias français.


L'intermédiaire, qui percevait leur salaire, justifiait cette confiscation en expliquant qu’il s’agissait de rembourser leur « prétendue dette de 14 000 euros ». Malgré des contrats mentionnant une rémunération de 1 710 euros brut par mois, les victimes n'ont reçu aucun paiement.


En plus de leur salaire fantôme, ces travailleurs vivaient dans des conditions déplorables : logés dans un hébergement insalubre contre 170 euros de loyer mensuel, ils étaient sous la surveillance constante de l’intermédiaire. « Ils ont fui à Castillon-la-Bataille parce qu’ils avaient peur », confie un responsable associatif, précisant que l’intermédiaire aurait menacé les familles des victimes restées au Maroc pour les forcer à retirer leur plainte.


Ce cas s'inscrit dans une tendance inquiétante : Dans les tribunaux d'Aquitaine, ces affaires de traites humaines dans les milieux agricoles, et en particulier viticole, sont en augmentation. En Lot-et-Garonne, cinq personnes seront jugées en février prochain pour traite humaine sur 22 travailleurs marocains. D'autres habitants du département ont été jugés, pour des faits similaires, en novembre dernier. En Gironde, un père et son fils ont été condamnés en novembre 2024. Le ministère de l'Intérieur français note d’ailleurs une hausse de 6 % en 2023.

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