En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
13.02.2021 à 18 H 05 • Mis à jour le 13.02.2021 à 18 H 05
Par et
Droits

Hirak du Rif: Nasser Zefzafi et Mohamed Jelloul annoncent entrer en grève de la faim

Les deux figures du hirak rifain ont annoncé ce week-end entrer en grève de la faim. D’après un communiqué de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), les deux détenus « ont présenté à la Direction de la prison locale Tanger 2 un avis selon lequel ils entrent en grève de la faim, mais sans pour autant préciser les causes ».


« Malgré le fait que la Direction de la prison locale Tanger 2 tient à permettre aux détenus (Nasser Zefzafi et Mohamed Jelloul;ndlr) de jouir de tous les droits qui leur sont garantis par la loi, et qu’elle a accédé à certaines de leurs demandes à caractère humain faisant partie de la préservation des liens familiaux et sociaux, ces deux détenus ont présenté, vendredi 12 février 2020 à 16h à la Direction de l’établissement, un avis selon lequel ils entament une grève de la faim sans préciser les raisons », peut-on lire dans le communiqué repris par l’agence de presse MAP.


« Les deux détenus ont annoncé, en soumettant cet avis, qu’ils ne renonceront pas à leur décision, et qu’ils refusent tout dialogue avec toute autre partie, qu’il s’agisse de la Direction de l’établissement pénitentiaire, de l’administration régionale ou centrale, ou toute autre haute autorité, selon l’expression qu’ils ont utilisée », ajoute la même source.


« La Direction de l’établissement pénitentiaire prendra toutes les mesures en vigueur en ce qui concerne les cas de grève de la faim », précise-t-on, ajoutant que la Délégation générale « se décharge entièrement des effets sanitaires que pourraient résulter de ce comportement insensé », tenant pour responsables les détenus concernés et tout individu ou partie l’incitant par tous les moyens à agir de la sorte.


« Contrairement aux allégations du père de l’un de ces détenus, (Mohamed Jelloul), qui purge sa peine à la prison locale Nador 2, n’observe pas une grève de la faim et prend ses repas de manière régulière », relève la même source, ajoutant que « ses conditions de détention sont bonnes ». 


« Ces allégations renseignent sur l’hystérie qu’a pris le père et le fils en réaction à l’initiative du Conseil national des droits de l’homme avec un autre groupe de détenus dans le cadre de la même affaire au niveau d’autres établissements pénitentiaires », conclut le communiqué.


La décision de Jelloul et Zefzafi intervient quelques semaines après un bras de fer ayant opposé les six principaux détenus du Hirak à l’Administration pénitentiaire. Celle-ci avait choisi de disperser les militants du Hirak Rifain, en raison de leur grève de la faim visant à contester la décision de la Direction de les empêcher de discuter avec leurs membres de la famille, de sujets autres que familiaux, précisait le père de Nasser Zefzafi. Les tensions s’étaient quelque peu apaisées, après que l’Administration pénitentiaire ait décidé de les regrouper une autre fois, grâce à une médiation menée par le Conseil National des droits de l’Homme.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par et
Revenir au direct