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01.03.2026 à 06 H 07 • Mis à jour le 01.03.2026 à 06 H 08 • Temps de lecture : 3 minutes
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Moyen-Orient

Iran : des premières réactions politiques au Maroc

Les frappes israélo-américaines contre l’Iran, suivies de tirs iraniens visant plusieurs pays arabes, suscitent des réactions mitigées au Maroc au Maroc. Alors qu'officiellement, le Maroc, à travers sa diplomatie, a ouvertement critiqué l'attaque iranienne contre les États arabes, faisant l'impasse sur l'opération israélo-américaine, quelques partis ont préféré sortir des rangs : la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD) et le Parti de la Justice et du Développement (PJD) qui ont publié des communiqués détaillant leurs positions face à cette montée des tensions.


Dans son communiqué, la Fédération de la Gauche Démocratique affirme suivre avec « une vive inquiétude la dangereuse escalade » menée par « les forces de l’arrogance impérialiste mondiale, en tête desquelles les États-Unis d’Amérique et l’entité sioniste ». Elle condamne « l’agression américano-sioniste contre l’Iran », qu’elle considère comme un facteur de déstabilisation régionale, et appelle à mettre fin à toute présence militaire étrangère dans la région. La FGD rejette également « toute intervention étrangère ou instrumentalisation impérialiste sous prétexte de promouvoir la démocratie ou les droits humains ».


De son côté, le Parti de la Justice et du Développement adopte une position fondée sur une double condamnation. Il dénonce d’une part « l’attaque sioniste-américaine » contre l’Iran, qu’il qualifie de « violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies » et de « démarche imprudente susceptible de semer le chaos et de saper la stabilité régionale ».


Dans le même temps, le PJD condamne « la riposte iranienne injustifiée et inacceptable » ayant visé des territoires de pays arabes, estimant qu’il s’agit d’« une violation grave et inacceptable de la souveraineté de pays arabes frères » et d’une atteinte à leur sécurité nationale.


Le parti appelle à « l’arrêt immédiat de cette guerre destructrice » et au « retour à la table du dialogue », considérant que les prétendues « victoires illusoires » ne produiront ni paix ni sécurité tant que la cause profonde des tensions ne sera pas traitée, en référence à la question palestinienne et à la poursuite de l’occupation.


Au-delà du PJD et de la FGD, des appels à la mobilisation ont été lancées dans la soirée du samedi à dimanche. De menues manifestations ont été rapidement dispersées par les autorités, comme le rapporte le site de l'organisation Adl Wal Ihsane (AWI) qui cite Rabat et Tanger comme exemples. Selon le texte, la police a encerclé les lieux des rassemblements — devant le Parlement à Rabat et sur la place Iberia à Tanger — et procédé à des contrôles musclés, avec des arrestations de militants qui ont ensuite été libérés, fait-on savoir.


Les sit-in avaient été appelés par la Secrétariat national de la Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation, qui appelait à dénoncer l’agression américaine et israélienne contre l’Iran, considérée comme un « violation flagrante de toutes les chartes et lois internationales ». Les organisateurs y voyaient aussi un acte de solidarité avec l’Iran et un soutien au « camp de la résistance et à la cause palestinienne ».

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