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29.01.2019 à 13 H 58 • Mis à jour le 29.01.2019 à 14 H 03
Par et
Venezuela

Juan Guaidó souhaite obtenir la reconnaissance de son élection par le Maroc

« Le gouvernement du Venezuela, conduit par le président par intérim Juan Guaidó, oeuvrera à rétablir les relations diplomatiques avec le Maroc, suspendues sous le régime de Nicolas Maduro », a assuré, lundi à Caracas, Manuel Avendano, conseiller en affaires étrangères de l’Assemblée nationale vénézuélienne (Parlement), unique organe contrôlé par l’opposition.


« Nous souhaitons rétablir nos relations avec le Royaume du Maroc », a indiqué Avendano dans une déclaration à la MAP, précisant que le souhait de « rétablir et d’approfondir » les relations entre Caracas et Rabat « est mû par les dénominateurs communs et les échanges culturels et économiques qu’entretenaient les deux pays par le passé ».


« La position du régime de Nicolas Maduro concernant le Royaume du Maroc n’a pas été bénéfique pour les deux pays. Il y a eu des actions et une rhétorique qui ont éloigné les deux pays », a constaté cet expert, titulaire d’un MBA de l’Université San Pablo Ceu en Espagne.


« Ceci va changer sous le gouvernement Guaidó », a promis Avendano, en relevant que son pays veut tourner la page de vingt ans de « chavisme » et de « madurisme » pour adopter ses propres positions concernant les questions diplomatiques.


Et Avendano de souligner l’importance du rétablissement des relations avec le Maroc car « nous avions des échanges culturels et économiques que nous voulons faire croître », ajoutant que le gouvernement conduit par le président de l’Assemblée nationale souhaite avoir des relations « ouvertes et étendues » avec le Royaume.


« Notre prime objectif est de rétablir les relations avec le Maroc », a-t-il insisté, soulignant que le gouvernement de Juan Guaidó souhaite « réparer le préjudice subi » par les relations bilatérales en vue de les développer davantage pour le bien des peuples des deux pays.


S’agissant de la question du Sahara, Avendano, membre du parti Voluntad Popular, dont est issu le président par intérim, a indiqué que le gouvernement Guaidó soutiendra le processus politique mené sous l’égide des Nations Unies en vue de parvenir à une solution pacifique et mutuellement acceptable à ce différend régional.


« Concernant la question du Sahara, nous souhaitons soutenir le processus de règlement de ce différend régional dans le cadre de l’ONU », a-t-il dit, en plaidant pour « une solution pacifique et acceptable à ce conflit ».


Revenant sur la situation actuelle dans son pays, Avendano a déclaré que Juan Guaidó « a été reconnu en tant que président par intérim légitime par une bonne partie de la communauté internationale, contrairement à Maduro, qui tente d’usurper et de se maintenir au pouvoir ».


« Le 10 janvier, Maduro a tenté de se maintenir au pouvoir et d’entamer un nouveau mandat à l’issue d’élections non reconnues  », a-t-il dit, en évoquant les événements ayant conduit à l’auto-proclamation de Juan Guaidó en tant que président par intérim du pays, en vertu de la Constitution.


« Au volet diplomatique nous cherchons à obtenir plus de soutien, mais contrairement au régime de Maduro, nous le faisons dans le cadre de la constitution du Venezuela », a ajouté le conseiller.


« La reconnaissance internationale est importante pour favoriser le retour de la démocratie au Venezuela  », a indiqué l’expert en relations internationales, avant d’ajouter que le gouvernement Guaidó souhaite « obtenir la reconnaissance du Royaume du Maroc ».


Pour ce qui est des aspirations du gouvernement Guaidó pour le Venezuela, Avendano a indiqué que « les Vénézuéliens souhaitent reconstruire leur pays », en ajoutant : « Nous avons vécu 20 ans de cauchemar. Le chavisme est un mensonge ».


« Le Venezuela souhaite s’ouvrir sur tous les pays dans le monde, rétablir le système constitutionnel et restaurer la loi », a-t-il conclu.

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