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12.01.2022 à 13 H 57 • Mis à jour le 12.01.2022 à 13 H 57 • Temps de lecture : 2 minutes
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La Chine affirme que le Ouïghour détenu au Maroc s’est radicalisé lors de ses études à Pékin

Les autorités chinoises assurent que le militant Yidiresi Aishan, en instance d'extradition au Maroc vers le pays asiatique et appartenant à la minorité musulmane ouïghoure, « s'est radicalisé avec des idées extrémistes et terroristes au cours des années où il a passé ses études dans une université de Pékin », rapporte l’agence EFE.


C'est ce qu'indique le mémoire de la Cour de cassation de Rabat, auquel EFE a eu accès et dans lequel cette instance judiciaire se dit favorable à l'extradition vers la Chine du Ouïghour, arrêté en juillet dernier au Maroc pour « appartenance à une organisation terroriste ».


Aishan attend désormais que le gouvernement marocain se prononce sur son extradition, puisque l'exécutif a le dernier mot sur la procédure, dans une affaire entourée de polémique, des organisations de défense des droits humains s'opposant à son renvoi en chine, affirmant qu'il subira la torture et que la motivation de Pékin est politique.


Selon le document, lors de l'audience d'extradition, Aishan a affirmé que s'il est remis à la Chine, il y sera exécuté, affirmant que le mandat d'arrêt émis par ce pays est dû à sa religion musulmane et que toutes les accusations portées contre lui sont fausses.


Après avoir entendu leurs arguments, ceux des avocats et du parquet, qui ont soutenu l'extradition, le tribunal s'est prononcé en faveur du renvoi d’Aishan en indiquant, sans plus de précisions, que la demande des autorités chinoises « remplit toutes les conditions nécessaires stipulées pour l'accord d'extradition » entre le Maroc et la Chine.


Le parquet résume dans son mémoire les accusations de la Chine, qui assure qu'Aishan a adopté son idéologie extrémiste lorsqu'elle étudiait à la China Petroleum University, située à Pékin.


Les autorités chinoises ajoutent qu'il appartient depuis 2012, date à laquelle il a commencé à résider en Turquie – un pays qui a refusé de l'extrader vers la Chine – à l'organisation Mouvement islamique du Turkestan oriental et qu'il a publié « du matériel audiovisuel violent incitant à la perpétration d'actes terroristes ».


Selon ce résumé des charges recueillies par le tribunal, Aishan qui a également appelé « au meurtre des infidèles et a déclaré que les martyrs djihadistes allaient aller au paradis » maîtrisait les techniques de fabrication d'engins explosifs.


La Chine accuse aussi le Ouïghour de gérer le site internet www.sidiqlar.com, qui selon les autorités chinoises publie des informations liées à la violence et au terrorisme.


Au cours de l'audience, les avocats d’Aishan, Miloud Qandil et Lakbir Msakam, se sont prononcés contre l'extradition, réitérant que motivations chinoises étaient politiques, ont nié tout lien de leur client avec le site Internet cité plus haut et ont fait valoir que le mandat d'arrêt émis par Interpol n'était pas correct car il repose sur une demande de la police chinoise et non de ses autorités judiciaires.


Ils ont également remis un document au tribunal dans lequel leur client demande l'asile politique au Maroc.


Le parquet marocain a, pour sa part, soutenu l'extradition, précisant que les accusations « n'étaient pas de nature politique » et que le mandat d'arrêt avait été émis par un juge chinois.

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