En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
13.11.2020 à 21 H 17 • Mis à jour le 13.11.2020 à 21 H 59
Par
Migrants

La crise migratoire entre l’Espagne et le Maroc renaît aux Canaries

En 2020, une nouvelle donne semble s’installer au sujet des routes migratoires empruntées à partir de l’Afrique vers l’Europe. Si cette année, la voie maritime pour accéder à l’Espagne via la Méditerranée a été majoritairement utilisée par les migrants algériens, c’est du côté des Canaries que l’immigration irrégulière a explosé, rapporte El Confidencial. Et ce sont d’abord des Africains subsahariens qui ont mis les voiles vers l’archipel espagnol en particulier de Mauritanie et du Sénégal.


Aujourd’hui, comme de coutume chaque année, les Marocains constituent à nouveau la majorité relative, mais, et c’est la nouveauté, ils débarquent majoritairement aux Canaries, note la même source.


Depuis le début de l’année et jusqu’au 2 novembre, 16 055 Marocains « sans papiers » sont arrivés dans l’archipel. Il s’agit de la pire crise migratoire depuis 2006, lorsque 31 678 immigrants avaient posé le pied sur les îles, presque tous des Africains subsahariens, dont la plupart venaient de Mauritanie.


Sur ces 16 055, 46,5 % sont des Marocains, selon les données de l’Intérieur espagnol communiquées aux organisations internationales, mais qui ne sont pas rendues publiques en Espagne. Cependant, tout au long de l’année, le pourcentage de Marocains arrivant aux îles Canaries n’a cessé d’augmenter. En octobre, le pire mois de la crise à ce jour, ils représentaient 56,2 % des arrivées : 2 953 contre 2 316 Africains subsahariens.


Depuis fin septembre, la plupart des bateaux qui ont mis le cap sur les îles Canaries ont quitté le sud du Maroc et, surtout, le territoire Sahara occidental


Les profils des Marocains qui débarquent dans l’archipel sont différents de ceux qui le faisaient en Andalousie. Beaucoup d’entre eux sont victimes de la crise du secteur du tourisme qui sévit également le Maroc en raison de la pandémie du Covid-19. « Jusqu’au début de la pandémie, ils étaient serveurs, réceptionnistes, cuisiniers dans les hôtels et restaurants de Marrakech ou d’Agadir, ou encore vendeurs d’amulettes à des touristes désormais disparus des rues », relate El Confidencial.


Madrid a maintenant établi des contacts avec Frontex pour réactiver l’opération Hera, déjà lancée il y a 14 ans. L’objectif est que l’agence européenne de contrôle des frontières soutienne, avec ses moyens puissants, les forces de sécurité espagnoles dans leurs patrouilles sur les côtes de la Mauritanie et du Sénégal, dans le respect des accords avec ces pays. Il n’est pas envisagé de faire de même avec le Sahara, pour ne pas froisser Rabat.

Par
Revenir au direct