La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye destituée par la justice
Après des mois de turbulences politiques, la plus haute instance judiciaire de Corée du Sud a entériné ce vendredi la destitution de la présidente Park Geun-Hye, poussée vers la sortie par un gigantesque scandale de corruption. La décision unanime des juges de la Cour constitutionnelle signifie qu'une présidentielle anticipée doit être organisée sous 60 jours. Cela donnera l'occasion à Séoul de tirer un trait sur un scandale qui l'occupe depuis des mois alors même que la Corée du Nord mutiplie les tirs de missiles et les menaces, suscitant l'inquiétude de la communauté internationale. Park Geun-Hye, 65 ans, fille du dictateur militaire Park Chung-Hee, était devenue en 2012 la première femme à présider son pays. Elle devient le premier chef de l'Etat de Corée du Sud à être limogé de la sorte. Elle quitte immédiatement la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, et perd son immunité, ce qui l'expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. Les agissements de Park Geun-Hye "ont porté gravement atteinte à l'esprit [...] de la démocratie et de l'Etat de droit", a déclaré le président de la Cour, Lee Jung-Mi : "La présidente Park Geun-Hye [...] a été congédiée." Ce scandale à tiroirs est centré sur la confidente de l'ombre de Park Geun-Hye, Choi Soon-Sil, elle-même jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels.
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