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17.08.2019 à 13 H 07 • Mis à jour le 17.08.2019 à 20 H 10
Par
Afrique

L’accord de transition signé au Soudan

Les militaires au pouvoir au Soudan depuis l’éviction d’Omar el Béchir en avril dernier et l’opposition ont signé samedi la déclaration constitutionnelle qui fixe les termes de la restitution du pouvoir aux civils.


Le texte prévoit la création d’un Conseil souverain chargé de superviser la transition. Il sera formé de onze membres. Chacune des deux parties en désignera cinq et une personnalité issue de la société civile sera choisie d’un commun accord. La composition de ce conseil sera annoncée dimanche.


Abdel Fattah al Bourhan et Mohamed Hamdan Dagalo, présidents et vice-président du Conseil militaire de transition (CMT) au pouvoir depuis avril, devraient en faire partie, tout comme le général Yasser Al Atta, a annoncé le porte-parole de l’instance militaire interrogé par Sky News.


Un nouveau Premier ministre sera nommé mardi et la composition de son gouvernement annoncée le 28 août.


« J’invite tout le monde à faire de ce jour le début d’une nouvelle ère, à surmonter les griefs du passé et à se tourner vers l’avenir », a déclaré le général Abdel Fattah al Bourhan, lors de la cérémonie de signature.


« La période qui s’ouvre sera un test pour nous, personne ne sera exclu », a quant à lui promis Sadiq al Mahdi, figure de l’opposition et dernier chef du gouvernement élu démocratiquement.


Pour le poste de Premier ministre, l’opposition va proposer Abdalla Hamdok, un économiste passé par des institutions internationales comme la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, l’Organisation internationale du travail et la Banque africaine de développement.


Hamdok était haut fonctionnaire au ministère des Finances dans les années 1980, avant le coup d’Etat militaire de 1989 qui a porté Bachir au pouvoir.


Négocié et paraphé au début du mois, l’accord signé samedi en présence du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et du président sud-soudanais Salva Kiir définit la répartition des pouvoirs et les relations entre les différentes composantes du gouvernement de transition.


Il est le fruit de plusieurs semaines de négociations entre les Forces de la liberté et du changement (FCC), principale coalition de l’opposition, et le CMT. Les discussions se sont déroulées en présence de médiateurs de l’Union africaine et d’Ethiopie, sur fond de heurts entre manifestants et forces de l’ordre.


Mohammed Nagy Alassam, membre de la FCC, a souligné la nécessité de procédures judiciaires, notamment pour la dispersion d’une manifestation qui a fait 87 morts, le 3 juin à Khartoum, selon le bilan établi par une commission d’enquête.


« Les martyrs sont toujours parmi nous ! Ils sont avec les révolutionnaires », a scandé la foule venue écouter son discours.

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