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19.05.2022 à 12 H 30 • Mis à jour le 19.05.2022 à 12 H 31
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Table ronde

L’ASMETS plaide pour une bonne relance à travers les titres sociaux

L’Association Marocaine des Émetteurs de Titres de Services (ASMETS) a organisé le jeudi 12 mai à Rabat, une table ronde intitulée : les titres sociaux, vecteurs de relance, de prospérité économique et de création d’emplois, apprend-on d’un communiqué.


En collaboration avec la Fédération Marocaine des Cafés et de la Restauration Rapide (FMCRR) et la Fédération Marocaine de la Franchise (FMF), l’ASMETS a présenté sa vision en matière de promotion du secteur des titres sociaux ou de services. 


« En effet, ces derniers, peu connus ou méconnus au Maroc, représentent pourtant, partout ailleurs dans le monde, un secteur fortement créateur de richesses économiques et sociales. L’impact des titres sociaux, portés par les titres-repas ou encore les titres-tourisme, est indéniable, notamment en termes de création d’emplois, d’inclusion économique, de croissance de chiffres d’affaires et de recettes fiscales pour l’État », précise le communiqué.


Cette rencontre a été l’occasion de sensibiliser sur les mécanismes de fonctionnement des titres sociaux, leur gouvernance, leur cadre réglementaire et leur logique commerciale et d’étudier les modalités de mise en œuvre de ces outils pour relancer l’économie marocaine, plus particulièrement le secteur de la restauration et du tourisme.


En présence des représentants gouvernementaux, des émetteurs de titres de services, des organisations internationales, des fédérations professionnelles et des médias, Mehdi Laraki, secrétaire général de l’ASMETS a déclaré que « les titres-repas représentent un effet de levier pour l’intégration de l’informel et la création d’emplois directs dans le secteur de la restauration ».


Le président de la FMCRR, Sghir Bougrine, a précisé que « le potentiel de 2,8 millions de bénéficiaires des titres-repas est énorme pour le secteur de la restauration au Maroc. Il permettrait une relance effective de ce secteur très impacté par la crise sanitaire. Nous nous engageons à joindre l’État et l’ASMETS dans leurs efforts pour promouvoir et inciter l’utilisation des titres-repas ».


Après réflexions communes entre les parties, des recommandations ont été proposées : une collaboration étroite entre les différents ministères et parties pour formuler une politique sociale volontariste qui encourage l’utilisation des titres sociaux, l’augmentation de la valeur faciale du titre-repas afin d’encourager l’octroi de cet avantage par les entreprises et remplacer la prime panier par celui-ci, ou maintenir la valeur faciale des bons restaurants tout en permettant leur cumul avec la prime panier, qui deviendra un élément de salaire.


Il est également recommandé d’intégrer la prime panier dans une solution de portefeuille numérique comme contribution salariale à hauteur de 30 dirhams pour un montant global exonéré d’un minimum de 60 dirhams utilisable exclusivement dans les restaurants à hauteur de 50 % au moins et le reste dans un plus large réseau d’alimentation, d’octroyer aux titres sociaux sous forme digitale une incitation supplémentaire de 40 % à 50 % de la valeur exonérée par rapport au format papier et d’accélérer la sortie du décret d’application de la loi concernant le titre-tourisme pour permettre à plusieurs ménages de passer des vacances à moindre coût et aux hôteliers de bénéficier de la manne des entreprises publiques et privées.


Si ces recommandations sont mises en place, cela permettrait au Royaume de créer 6,6 emplois pour chaque 100 nouveaux bénéficiaires des bons restaurants et d’assurer une traçabilité des bénéfices fiscaux et des cotisations relatifs à la création de nouveaux emplois dans le secteur de la restauration (IS, IR, TVA et CNSS).


Dans le même sens, le titre restaurant créerait en moyenne 7 000 à 9 000 emplois par an dans le secteur de la restauration, soit un total avoisinant les 90 000 emplois nouveaux sur les 10 prochaines années. Cela permettrait également la création d’un gain net pour l’État estimé à 981 millions de dirhams d’ici 10 ans et de garantir des retombées fiscales importantes à l’État, à travers la TVA et l’IS.

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