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06.07.2026 à 11 H 55 • Mis à jour le 06.07.2026 à 13 H 27 • Temps de lecture : 4 minutes
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Terrorisme

Le BCIJ démantèle une cellule liée à Daech qui préparait des attaques dans plusieurs villes

Des éléments du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a annoncé, ce lundi 6 juillet, avoir déjoué des projets terroristes « extrêmement dangereux  », parvenus à un stade avancé de préparation et destinés à « porter gravement atteinte à l’ordre public ainsi qu’à la sécurité des personnes et des biens ». Selon le BCIJ, les suspects agissaient en coordination logistique et avec le soutien opérationnel de la branche de l’organisation terroriste dans la région du Sahel africain.


Menées sur la base de renseignements fournis par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), les opérations d’intervention et d’arrestation ont été exécutées simultanément par les éléments de sa force spéciale à Agadir, Taroudant, Casablanca, El Hajeb, Tétouan, Fkih Ben Salah et Safi. Elles ont fait suite à des opérations de filature, d’enquête, de collecte et d’analyse de renseignements relatifs à cette cellule.


Ces interventions ont abouti à l’arrestation de dix personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce projet terroriste étendu à plusieurs villes marocaines. Parmi elles figurent un ancien détenu poursuivi en vertu de la législation antiterroriste ainsi qu’un mineur.


Après les arrestations, les commissaires et officiers du BCIJ ont procédé à des perquisitions aux domiciles des suspects, après accomplissement des formalités légales et des garanties procédurales. Menées avec l’appui des équipes cynophiles de la Sûreté nationale, elles ont permis la saisie d’armes blanches et de matériel destiné à l’exécution des projets terroristes.


Les enquêteurs ont également saisi des tenues militaires, des documents contenant des explications détaillées sur la fabrication d’engins explosifs, ainsi que des supports numériques et des contenus audiovisuels. Parmi ces derniers figurent deux enregistrements comportant un texte d’allégeance à l’organisation État islamique et des menaces explicites de commettre des actes de sabotage au Maroc.


Dans le prolongement de ces opérations, une perquisition menée dans un entrepôt à Inezgane a permis de découvrir un véhicule tout-terrain dont le réservoir de carburant avait été modifié dans un atelier clandestin afin de lui permettre de fonctionner au gaz butane. Selon le BCIJ, le véhicule devait être utilisé pour perpétrer un attentat-suicide à l’explosif ou une attaque à la voiture-bélier contre des cibles et des installations sensibles.


Un protocole de sécurité a été immédiatement déclenché, prévoyant l’évacuation de l’ensemble des habitants résidant aux alentours de l’entrepôt. Une équipe de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), spécialisée dans le traitement des explosifs, a ensuite inspecté le véhicule au moyen de robots télécommandés et de capteurs de précision afin d’en évaluer le niveau de dangerosité.


Ces opérations ont été suivies de l’intervention de la police scientifique et des officiers de la police judiciaire, chargés de soumettre le véhicule suspect et l’entrepôt aux constatations et expertises techniques requises par l’enquête. Dans ce même entrepôt, les enquêteurs ont saisi plusieurs bouteilles de gaz butane et des Cocottes-minute, dont certaines remplies de clous et d’autres reliées à des fils électriques. Un poste à souder, des disjoncteurs, de petites lampes ainsi qu’une quantité de produits chimiques solides et liquides ont également été retrouvés. Ces substances feront l’objet d’expertises techniques et scientifiques afin de déterminer leur composition et la finalité de leur détention.


Les renseignements recueillis, étayés par les enquêtes de terrain et les expertises techniques, indiquent que les membres de la cellule auraient prêté allégeance au chef de l’organisation État islamique. Ils auraient récemment reçu des instructions et des communications directes de responsables de sa branche dans la région du Sahel et du Sahara. Ces derniers leur auraient demandé de demeurer au Maroc afin d’y exécuter l’agenda terroriste et subversif de l’organisation, tout en reportant à une date ultérieure leur projet de rejoindre ses bastions à l’étranger.


Les investigations menées à ce stade ont également révélé que le chef présumé de la cellule avait réparti les rôles entre ses membres sur instruction de l’organisation. Certains auraient été chargés de sélectionner les cibles, d’autres d’assurer les opérations de surveillance, de reconnaissance et d’observation, tandis qu’une troisième équipe devait se procurer les équipements et le matériel nécessaires à l’exécution des attaques.


Les suspects majeurs ont été placés en garde à vue et le mineur sous surveillance, dans le cadre de l’enquête judiciaire menée par le BCIJ sous la supervision du parquet compétent en matière de terrorisme. Les investigations doivent notamment permettre d’établir leurs liens avec la branche africaine de l’organisation État islamique dans la région du Sahel et du Sahara et d’identifier les éventuelles ramifications nationales et internationales de la cellule.

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