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04.10.2020 à 13 H 12 • Mis à jour le 04.10.2020 à 13 H 13
Par
Sahara

Le chef de l’ONU préoccupé par les divergences accrues entre le Maroc et le Polisario

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a réaffirmé, dans son dernier rapport au Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental, que son ancien Envoyé Personnel Horst Köhler « a été en mesure de rétablir une dynamique et un élan indispensables au processus politique, notamment grâce au processus de tables rondes qu’il a lancé et qui a réuni le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie ».

 

Globalement, le rapport qui rappelle la suspension de ce processus politique, décrit une situation calme mais toujours tendue sur le terrain, critiquant particulièrement une forte dégradation de la coopération du Polisario, l’application de la résolution 2494 (2019), les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la Minurso et les mesures prises pour les surmonter.


Le chef de l’ONU ne manque pas de souligner le peu d’engagement de la communauté internationale qu’il enjoint à pousser les parties à reprendre le cycle des pourparlers dès la nomination d’un successeur de Köhler et les divergences qui se creusent entre le Maroc et le Polisario depuis le gel des rencontres de Genève.


« Je suis préoccupé par le fait que les parties se soient encore éloignées davantage l’une de l’autre depuis mon précédent rapport au Conseil de sécurité. Le manque de confiance persistant entre elles a été exacerbé par des actes d’affirmation et des gestes symboliques accomplis sur le territoire, qui pourraient potentiellement compromettre le cessez-le-feu et causer un durcissement des tensions », note-il dans ses recommandations. « Cela pourrait être préjudiciable à l’obtention par la négociation d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable. Je considère cependant que les parties partagent encore un grand nombre d’intérêts communs, qui devraient les inciter à travailler de concert. Je les exhorte donc à faire activement preuve de bonne foi et à démontrer leur volonté de progresser vers une solution politique au conflit, et à s’abstenir de tout discours qui risquerait de nuire à ce règlement », insiste-t-il à dire.


Le chef de l’ONU a de ce fait insisté « qu’il est essentiel que la continuité de ce processus politique ne soit pas perdue », en appelant son prochain Envoyé Personnel à « construire sur les progrès réalisés ».


Dans ce contexte, Guterres a souligné, dans les recommandations de son rapport, qu’il demeure convaincu qu’une « solution à la question du Sahara Occidental est possible malgré la pause dans le processus politique depuis la démission de l’Envoyé personnel Horst Köhler ».


Le chef de l’ONU a également réitéré les paramètres de la recherche de la solution politique devant être « réaliste, pragmatique, durable et reposant sur le compromis », et ce « conformément aux résolutions 2440, 2468 et 2494 » adoptées par le Conseil de Sécurité respectivement en octobre 2018, avril 2019 et octobre 2019.

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