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20.06.2021 à 02 H 57 • Mis à jour le 20.06.2021 à 02 H 59
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Espagne

Le gouvernement Sánchez sous pression de ses alliés pro-Polisario et des irrédentistes internes

Environ 3 000 personnes, soutenues par plus de 200 ONG, ont défilé dans les rues de Madrid ce samedi, au terme d’un marathon débuté le 15 avril à Cadix, en faveur des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, exigeant de l’Espagne d’assumer sa « responsabilité historique, juridique et morale » dans le dossier du Sahara Occidental qui empoisonne ses relations avec le Maroc.


Cette démonstration de force a obtenu au sein de la classe politique espagnole l’appui de plusieurs partis de gauche : Podemos, Izquierda Unida, le Parti communiste espagnol, Más Madrid et Frente Obrero.


Arborant des dizaines de fanions du Polisario, les participants ont crié des slogans tels que « Gouvernement espagnol, attention, le Sahara n’est pas à vendre », « Maroc, coupable, Espagne, responsable », ou encore « Le Polisario va gagner »


L’eurodéputé de Podemos, Miguel Urbán a déclaré que tous les gouvernements espagnols ont été « complices de l’occupation marocaine » et a demandé à l’exécutif actuel, présidé par le socialiste Pedro Sánchez, d’exiger « la liberté des prisonniers sahraouis » et de « défendre le droit des Sahraouis de décider de leur sort ».


Cette « Marche pour la liberté » a donné lieu à un manifeste signé par 3 000 personnes adressé au ministère espagnol des Affaires étrangères, pour demander que Madrid « se conforme au droit international et exerce une médiation avec le Maroc pour mettre fin au conflit et organiser un référendum sur l’autodétermination » dans l’ancienne colonie espagnole.


Cette manifestation qui intervient dans le sillage des tensions observées depuis mai dernier entre le Maroc et l’Espagne (affaire Brahim Ghali, assaut migratoire sur Ceuta) gène au plus au point le gouvernement Sánchez qui, sur le front extérieur, s’évertue à apaiser les relations avec Rabat et sur le front des séparatismes internes, avec ses alliés catalan et basque de circonstance, chacun d’eux cherchant à obtenir l’élargissement de ses activistes emprisonnés et leur réintégration dans le jeu politique national.

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