En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
31.10.2018 à 17 H 28 • Mis à jour le 31.10.2018 à 17 H 39
Par
Migrants

Le Maroc impose des restrictions de voyage aux ressortissants du Mali, de Guinée-Conakry et du Congo-Brazzaville

Le gouvernement a imposé à compter du 1er novembre, des restrictions de voyage aux ressortissants du Mali, de Guinée-Conakry et du Congo-Brazzaville actuellement exemptés de visa pour entrer en territoire marocain, comme le confirment des sources diplomatiques à Rabat, cités par l’agence EFE .


Ces pays sont parmi les nationalités les plus courantes des migrants qui entrent illégalement en Espagne, bien que des sources déclarent qu’il ne s’agit que d’ « une mesure expérimentale ».


A partir de demain, les voyageurs de ces pays doivent demander une « autorisation de voyage électronique » et le faire avec un minimum de 96 heures avant de se déplacer en utilisant un formulaire téléchargé d’un portail internet : www.acces-maroc.ma.


La compagnie aérienne Royal Air Maroc, leader du transport aérien en Afrique de l’Ouest, a déjà commencé à mettre en garde ses clients en Afrique subsaharienne de cette nouvelle mesure par une lettre qui les informe de la nouvelle réglementation.



La lettre de RAM précise que les voyageurs de ces pays « doivent obligatoirement soumettre leurs autorisations à l’aéroport au moment du départ (de leurs pays) et à leur arrivée au Maroc ». Contactée par Le Desk, la compagnie aérienne nationale n’a pas répondu à nos sollicitations.


L’« Autorisation de voyage électronique » est une formalité que les pays qui reçoivent beaucoup de voyageurs utilisent (comme les États-Unis et le Canada) pour ceux des pays soumis à visa.


Des sources diplomatiques ont expliqué que les voyageurs de ces trois pays en vertu de la nouvelle autorisation doivent indiquer sur le formulaire le but spécifique de leur voyage (affaires, éducation, tourisme, etc.), le tout afin de « permettre une fluidité à l’étape de la frontière ».


Le fait est que les Congolais, les Maliens et les Guinéens font partie des nationalités africaines les plus présentes parmi les migrants qui entrent illégalement sur le territoire espagnol et que le Maroc est leur porte d’entrée vers l’Espagne, soit à bord d’embarcations, soit en forçant le passage des clôtures frontalières avec les enclaves de Ceuta et Melilla, précise EFE.

Revenir au direct