Le nouveau président algérien contesté par la rue
Des dizaines de milliers d'Algériens ont manifesté vendredi pour protester contre l'accession à la présidence d'Abdelmadjid Tebboune, investi la veille, et afficher leur volonté de poursuivre leur mouvement de contestation entamé en février.
L'ex-ministre, qui est âgé de 74 ans, a remporté 58,15 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle du 12 décembre, avec un taux de participation de 40 %, selon les résultats officiels. Il a tendu la main aux partisans du mouvement de contestation, le Hirak, leur proposant un « dialogue sérieux » et promettant « d'ouvrir une nouvelle page » dans l'histoire de l'Algérie.
Certaines figures du Hirak ont répondu positivement à son appel, mais les manifestants rencontrés à Alger ou dans d'autres villes refusent de discuter avec un homme qu'ils considèrent comme une marionnette de la vieille garde au pouvoir.
المتظاهرون لا يعترفون بعبد المجيد تبون كرئيس
Les manifestants ne reconnaissent pas Abdelmajid Tebboune comme président #الجزائر#الجمعة_44#Alger#Algerie#Vendredi_44 pic.twitter.com/ld9QV5RKnw— Khaled Drareni (@khaleddrareni) December 20, 2019
« Tebboune n'est pas notre président » ou « Nous continuerons à protester », pouvait-on lire sur les banderoles déployées vendredi par les manifestants dans les rues de la capitale, sous l'étroite surveillance des forces de l'ordre. A Oran, dans l'ouest du pays, d'autres brandissaient des pancartes « Police = traîtres ».
Les manifestations se succèdent depuis février en Algérie pour réclamer le départ de l'ensemble de l'élite au pouvoir au profit d'une nouvelle génération.
Le mouvement a conduit en avril dernier à la démission du président Abdelaziz Bouteflika, alors qu'il s'apprêtait à briguer un cinquième mandat.
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