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20.04.2021 à 16 H 33 • Mis à jour le 20.04.2021 à 16 H 42
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Le PJD accusé d’instrumentaliser la détention des journalistes Omar Radi et Soulaiman Raissouni

La Direction générale de l’administration pénitentiaire et la réinsertion (DGAPR) a déclaré ce mardi que la grève de la faim annoncée par les journalistes Omar Radi et Soulaiman Raissouni « n’est pas en relation avec leurs conditions de détention ».


Dans un communiqué, la DGAPR ajoute qu’« ils ont eux-mêmes assuré cela lors d’une visite du directeur de l’établissement pénitentiaire » et que « leur objectif est leur libération, et par ce fait, la DGAPR n’aura aucune responsabilité sur les conséquences possibles de cette grève de la faim sur leur santé ». La même source indique également « avoir tenté plusieurs fois de les convaincre de revenir sur leur décision, mais qu’ils [Radi et Raissouni, ndlr] s’y sont accrochés ».


Cette sortie de l’administration pénitentiaire survient quelques jours après une question orale adressée le 14 avril dernier par des députés du Parti du la Justice et du Développement (PJD) au chef du gouvernement, dans laquelle ils l’interrogent sur « les mesures prises par la DGAPR pour intervenir en urgence afin de traiter les revendications des journalistes relatives à leurs conditions de détention ».


Pour l’institution dirigée par Mohamed Saleh Tamek, le groupe parlementaire du PJD « a, comme survenu précédemment, adressé une question au chef du gouvernement tout en le faisant expressément fuiter, afin de surfer sur ce que considèrent ses membres comme étant une affaire de militantisme et l’exploiter pour des intérêts étroits ».


Ce lundi, le député Mustapha Chennaoui de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) a à son tour interrogé Saâdeddine El Otmani sur « les mesures d’urgence qu’[il] compte introduire afin de sauver la vie des détenus grévistes de la faim et éviter la catastrophe ».


Omar Radi et Soulaiman Raissouni ont tous deux annoncé il y a une dizaine de jours leur « intention » d’entamer une grève ouverte de la faim afin de « protester contre leur continuation en détention arbitraire ». Leurs prochaines audiences seront prévues respectivement pour le 27 avril et 18 mai prochains.


Des hashtags #justicepouromaretsoulaimane et #n26011 et #23052 – correspondant à leur matricule de détenu – ont été lancés ces derniers jours par leur soutiens, au Maroc et à l’étranger afin de défendre leur cause sur les réseaux sociaux.

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