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21.10.2020 à 12 H 41 • Mis à jour le 21.10.2020 à 12 H 41
Par
Budget

Le PLF 2021 table sur des recettes ordinaires nettes de 236,9 MMDH, en hausse de 6,5%

Le projet de loi de finances (PLF) de 2021 table sur des recettes ordinaires nettes de près de 236,9 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 6,5 % par rapport aux prévisions de la loi de finances rectificative (LFR) de 2020, et ce compte tenu des recettes générées par des mécanismes « innovants » en matière de financement des investissements publics de près de 14 MMDH, selon le Rapport économique et financier accompagnant le PLF 2021.


Ces recettes ne tiennent pas compte de la part de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) versée aux collectivités territoriales et des recettes des comptes spéciaux du Trésor (CST), précise le rapport.


Les recettes fiscales devraient progresser de 5,2 % à 195,6 MMDH par rapport aux prévisions de la LFR-2020, fait savoir la même source, notant que cette évolution résulterait de la hausse des impôts indirects, des droits de douane et celles d’enregistrement et de timbre et ce, malgré la baisse des recettes des impôts directs.


Les recettes non fiscales sont arrêtées à près de 38 MMDH en 2021, en nette progression de 12,9 % par rapport aux prévisions de la LFR-2020, et ce compte tenu des recettes qui seraient générées par les nouveaux mécanismes de financements des investissements publics. De leur côté, les recettes de privatisation se situeraient à 4 MMDH.


Par ailleurs, le PLF 2021 a fixé le montant global des dépenses (y compris les services de l’Etat gérés d’une manière autonome SEGMA et CST) à 308 MMDH, en hausse de 0,9 %, comparativement aux prévisions de la LFR-2020.


Ramenées au produit intérieur brut (PIB), ces dépenses se situeraient à 26,8 %, estime le rapport, relevant que les dépenses ordinaires sont estimées à près de 246,9 MMDH en 2021 (+4 % par rapport à la LFR-2020), représentant ainsi 21,5 % du PIB.


Quant aux dépenses de biens et services, elles atteindraient près de 205,7 MMDH, en progression de 4,3 % par rapport à la LFR-2020, et la masse salariale 139,9 MMDH, en surcroît de 2,9 %.


Les dépenses au titre des “autres biens et services”  s’établiraient à près de 65,85 MMDH, en net affermissement de 7,3 %.


La charge des intérêts de la dette est estimée à 27,7 MMDH, soit un repli de 2,3 % par rapport aux estimations de la LFR-2020, pour représenter 2,4 % du PIB, souligne la même source, expliquant cette évolution par la baisse des intérêts de la dette extérieure de 16,3 %, conjointement à la quasi-stagnation de la charge des intérêts de la dette intérieure (+0,6 %).


S’agissant de la charge de compensation (y compris le Fonds de soutien des prix), elle s’élèverait à près de 13,55 MMDH en 2021, en progressant d’environ 1,7 MMDH par rapport aux estimations de la LFR-2020, pour représenter 1,2 % du PIB en 2021.


En matière d’investissement du Budget de l’Etat, le PLF 2021 table sur des émissions d’un montant de près de 68,1 MMDH (y compris le Fonds spécial routier), soit près de 5,9 % du PIB, souligne le rapport.


Ainsi, les prévisions des recettes et des dépenses pour l’année 2021 devraient se traduire par un déficit budgétaire de l’ordre de 6,5 % du PIB hors privatisation, en allégement de près de 1 point du PIB par rapport à la LFR 2020.

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