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02.09.2024 à 16 H 06 • Mis à jour le 02.09.2024 à 16 H 06 • Temps de lecture : 2 minutes
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Santé

Les infirmiers de Tata en grève pour protester le manque d’effectif et les conditions de travail

Les infirmiers seront en grève à Tata, à compter de ce mardi. Dans un communiqué diffusé le 1er septembre, le bureau provincial du Syndicat indépendant des infirmiers (SII) a annoncé un débrayage général de trois jours, paralysant la quasi-totalité des services de santé de la ville.


Cette escalade, après plus d’une année de protestations de la part de ces blouses blanches, intervient après « l’échec de tous les moyens de dialogue », indique le bureau du syndicat, qui réclame désormais l’intervention « en urgence » du ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb,  pour éviter que « la crise s’aggrave  ».


Selon le communiqué, la direction provinciale de la santé à Tata n’a pas donné suite aux revendications « raisonnables » du bureau syndical. Ceux-ci, rappelle le communiqué, réclament depuis des mois l’amélioration des conditions de travail et le renforcement des ressources humaines. La rareté des effectifs médicaux, étaye le bureau syndical, fait en sorte que « les infirmiers et techniciens de santé sont amenés à assurer environ 95 % des services de santé  ».


La direction provinciale de la santé, ajoute la même source, n’a pas pris en considération ces revendications, dont « la concrétisation ne peut qu’être bénéfique pour les citoyens, permettant de rehausser la qualité des soins qui leur sont offerts ».


Par ailleurs, les responsables locaux, déplore le syndicat, n’ont pas respecté les engagements pris dans les procès-verbaux précédemment signés.es responsables de la province, poursuit la même source, ont plutôt opté pour « une approche de procrastination, de tergiversation et de dérobade ».


L’organisation syndicale reproche par ailleurs « les méthodes de désinformation et de falsification de la réalité et des faits  » adoptées par l’administration, considérant celles-ci  comme étant « un mépris flagrant des droits des infirmiers et des techniciens de la santé ».


Le bureau du SII à Tata appelle enfin la direction provinciale de la santé à prendre au sérieux les revendications des infirmiers, à mettre en œuvre les accords atteints lors des précédents rounds de dialogues et à respecter les engagements pris pour l’amélioration de la situation de ces professionnels.

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