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08.10.2019 à 17 H 58 • Mis à jour le 08.10.2019 à 17 H 58
Par
Moyen-Orient

Les Kurdes de Syrie menacent de se tourner vers Damas ou Moscou

L’administration kurde en place dans le nord de la Syrie pourrait ouvrir des discussions avec Damas et Moscou dans le but d’assurer la sécurité de la région face à une offensive turque si les forces américaines évacuent totalement la zone frontalière, a averti mardi un haut responsable kurde syrien.


Donald Trump a annoncé dimanche soir sa décision de retirer les forces américaines du nord-est de la Syrie, ouvrant la voie à une opération militaire annoncée de longue date par Ankara contre les YPG (Unités de protection du peuple), les forces kurdes locales pourtant jusqu’ici soutenues par Washington.


Selon un haut responsable américain, les Etats-Unis ont retiré lundi 50 membres des forces spéciales d’une partie de la zone frontalière entre la Turquie et la Syrie. Un millier de soldats américains sont présents dans le nord et l’est de la Syrie.


Le ministère turc de la Défense a déclaré lundi en fin de soirée que tous les préparatifs pour une éventuelle opération dans le nord-est de la Syrie étaient terminés.


Les Forces démocratiques syriennes (FDS), milices arabo-kurdes dominées par les YPG qui jouent un rôle majeur dans la lutte contre le groupe Etat islamique, ont dénoncé un “coup de poignard dans le dos”  de la part de Washington.


« Si l’Amérique évacue la zone et particulièrement la zone frontalière, nous serons contraints, en tant qu’administration autonome et en tant que FDS, d’étudier toutes les options disponibles », a prévenu mardi Badran Jia Kurd.


« Nous pourrions discuter avec Damas ou la partie russe pour combler ce vide ou bloquer l’attaque turque. Cela pourrait donc évoluer et il pourrait y avoir des réunions et des contacts en cas de vide sécuritaire », a-t-il ajouté.


L’administration autonome des Kurdes de Syrie s’était déjà retrouvée dans une position similaire en décembre dernier, lorsque Donald Trump avait annoncé sa décision de retirer les soldats américains en Syrie. Les FDS avaient eu des discussions avec Damas qui n’avaient pas abouti.


Les Kurdes syriens ont rarement affronté les forces gouvernementales syriennes durant les années de guerre civile depuis 2011.


Les YPG affirment que leur priorité est de conserver leur autonomie régionale dans le cadre d’un Etat syrien, autonomie que le régime de Damas refuse pour l’heure de leur accorder.


A Moscou, le porte-parole du Kremlin a fait savoir mardi que la Russie n’avait pas été informée au préalable du retrait américain annoncé par Donald Trump.


Dmitri Peskov a ajouté qu’il fallait attendre de voir combien de soldats américains allaient être retirés, soulignant que d’autres annonces du même type ne s’étaient pas concrétisées sur le terrain.


« Nous surveillons attentivement la situation », a-t-il dit.

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