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20.10.2019 à 00 H 27 • Mis à jour le 20.10.2019 à 00 H 27
Par
Espagne

Les manifestations se poursuivent à Barcelone dans une ambiance tendue

Le gouvernement espagnol a rejeté samedi l’appel au dialogue lancé par le président séparatiste catalan Quim Torra après cinq jours de manifestations entachées par de violents affrontements et déclenchées par la condamnation de neuf dirigeants séparatistes pour la tentative de sécession de 2017.


Pedro Sanchez, le chef du gouvernement socialiste, exige d’abord que Torra condamne sans équivoque les violences de ces derniers jours.


« M. Torra doit condamner fermement les violences, ce qu’il n’a pas encore fait », a-t-il déclaré dans un communiqué.


« Le gouvernement espagnol réaffirme que le problème de la Catalogne n’est pas l’indépendance, qui ne se produira parce qu’elle n’est pas légale et que la majorité des Catalans n’en veulent pas, mais plutôt la coexistence », a-t-il ajouté.


Barcelone et la région catalane ont connu vendredi une cinquième nuit consécutive de violences, d’une ampleur inédite depuis que la condamnation de neuf dirigeants séparatistes à des peines allant de neuf à treize ans pour leur implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi a déclenché la colère des indépendantistes.


Dans cette seule nuit de vendredi à samedi, les services de secours ont dénombré plus de 182 blessés, dont 152 à Barcelone, parmi lesquels 17 membres des forces de l’ordre. La police a de son côté annoncé 54 interpellations.


Dans une déclaration à la presse, Quim Torra a « exhorté le président du gouvernement espagnol à s’asseoir à la table des négociations pour parler ».


Les violences de cette semaine, a-t-il poursuivi, ne reflètent en rien le caractère pacifique du mouvement d’indépendance catalan.


« La violence n’a jamais été et ne sera jamais notre manière de fonctionner, ni à Barcelone, ni à Tarragone, ni à Lérida, ni à Gérone », a-t-il ajouté, citant les villes qui ont été le théâtre d’affrontements ces derniers jours.


Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a imputé la violence aux séparatistes catalans et assuré que les forces de sécurité géraient la situation d’une manière appropriée.


« La situation est sous contrôle », a-t-il déclaré après avoir rendu visite à l’hôpital à un policier blessé. « Il y a une violence grave et organisée (… .) mais je répète que nous ne sommes pas submergés. »


Des milliers d’indépendantistes manifestaient dans une ambiance tendue samedi soir à Barcelone, qui craignait de nouvelles violences. Après cinq jours de violences, qui ont fait au total près de 600 blessés dans la région, Barcelone redoutait de revivre le chaos des nuits précédentes, marquées par des scènes de guérilla urbaine et de durs affrontements entre agents anti-émeutes et radicaux au visage masqué lançant pierres, objets métalliques et élevant des barricades enflammées avec du mobilier urbain. La police a utilisé balles de caoutchouc, gaz lacrymogènes et un canon à eau pour les disperser.


La maire de Barcelone, Ada Colau, qui ne soutient pas le mouvement sécessionnistes, a déclaré pour sa part que sa ville « ne mérite pas que ce que nous vivons ».

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