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13.10.2022 à 13 H 58 • Mis à jour le 13.10.2022 à 16 H 33 • Temps de lecture : 2 minutes
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Transport

L’Espagne déterre son projet de liaison sous-marine avec le Maroc

Le gouvernement espagnol a réactivé le projet de relier l'Espagne au Maroc à travers un tunnel sous-marin au niveau du détroit de Gibraltar, apprend-on d'El Diario.


Séparées par seulement 14 kilomètres, les deux rives devaient être rattachées par deux tunnels ferroviaires de 28 kilomètres de long au total, à 300 mètres de profondeur, comme nous le rapportions. Un projet dont se chargent la société étatique (SECEGSA), côté espagnol, et sa jumelle marocaine la Société nationale d'études du détroit de Gibraltar (SNED).


Selon les récents comptes publics présentés par l'Exécutif espagnol, la SECEGSA, qui se charge des études de faisabilité du projet, recevra une dotation au niveau du Budget 2023, afin de franchir la « dernière étape » avant le début des travaux.


Le ministère espagnol des Transports prévoit un transfert de capital de 750 000 euros au bénéfice de la SECEGSA afin de mettre à jour l'avant-projet pensé en 1979 par Hassan II et Juan Carlos, en intégrant les avancées techniques et technologiques dans les domaines de « la construction, de la gestion, de l'exploitation et de la maintenance des ouvrages souterrains et sous-marins », accumulées ces 15 dernières années, selon la société étatique espagnole.


De 2010 à nos jours, seules les études environnementales du détroit de Gibraltar ainsi que les études techniques et d'impact ont été réalisées. « Je pense que nous avons réalisé un effort très important en matière d'études entre le lancement du projet et 2012. Nous avons surtout investigué la géologie sous-marine », déclarait au Desk Jilali Chafik, ancien secrétaire général de la SNED et ancien chargé de mission au cabinet royal sous Hassan II et Mohammed VI.


Cependant, la géologie de la zone a été l'un des principaux défis pour la réalisation de ce projet. « C'est un environnement avec une géologie et géophysique très complexes mais aussi avec des courants qui changent de sens pratiquement tous les jours », avait témoigné Chafik.


Un problème désormais réglé par les ingénieurs qui ont mis en place une «  technique qui n'existait nulle part, celle de la ré-entrée. Cela veut dire qu'on laisse un système au niveau du trou de forage avant de quitter le système pour éviter les problèmes de courants qui changent de sens et surtout d'intensité. Ils sont très profonds par demi-lune et pleine lune et moins forts en dehors de ces deux périodes. Nous devions donc travailler que pendant les périodes de moindre intensité », avait précisé l'ancien secrétaire général de la SNED.

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