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05.03.2021 à 20 H 38 • Mis à jour le 05.03.2021 à 20 H 38
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Droits

Maâti Monjib annonce être en grève de la faim, la DGAPR dément

Un communiqué signé par Maâti Monjib, relayé par son comité de soutien, a annoncé ce 5 mars que l’historien et militant des droits humains avait décidé d’entamer une grève de la faim depuis le 4 mars. Monjib y précise que sa grève entamée se présente comme un appel à l’aide à l’opinion publique en raison de l’injustice et de la persécution dont il est l’objet.


Datée du 4 mars, la communication de Maâti Monjib précise qu’il a été arbitrairement arrêté le 29 décembre, tandis qu’une séance de son procès s’est tenue discrètement 24 heures après son arrestation. Il a finalement été condamné par contumace lors d’une séance à laquelle il n’a pas été convoqué, précise l’historien. « Le but de ma détention arbitraire était de me condamner par contumace afin que je ne puisse pas me défendre », insiste-t-il.


Dans son communiqué, Monjib souligne également que « le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire est intervenu illégalement en annonçant son soutien au jugement à mon encontre et en mon absence par contumace ». Le militant des droits humains dénonce « la diffamation permanente contre ma personne et ma famille par les sécuritaires et des médias, en violation flagrante de ma dignité et de la présomption d’innocence », ajoute-t-il.


« La raison de toute cette persécution est mes écrits critiques à l’égard du système politique, de la police politique et de mes activités en faveur des droits humains, y compris mon soutien aux détenus du Hirak du Rif et aux journalistes arrêtés pour des crimes présumés de droit public », conclut le communiqué.


Du côté de l’administration pénitentiaire, la réponse ne s’est pas faite attendre : La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a publié un communiqué, repris par la MAP, où elle dément toute grève de la faim entamée par Maâti Monjib. Elle qualifie le communiqué de l’historien de « allégations mensongères relayées par des réseaux sociaux et des sites d’information ».


Le détenu en question « n’a déposé aucun avis sur sa décision d’observer une grève de la faim et a pris ce vendredi les deux repas qui lui ont été servis, à savoir le petit déjeuner et le déjeuner », précise la DGAPR dans une mise au point parvenue à la MAP.



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