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21.10.2017 à 14 H 29 • Mis à jour le 21.10.2017 à 16 H 58
Par
Espagne

Mariano Rajoy suspend l’autonomie de la Catalogne

Le Premier ministre espagnol demande la destitution du gouvernement catalan. Le gouvernement a activé l'article 155 de la Constitution, qui permet de suspendre l'autonomie de la région. Dans ce cadre, il demande au Sénat la destitution du président de la Generalitat, Carles Puigdemont, et de son conseil gouvernemental.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy s’est prononcé, ce samedi à la mi-journée, à la sortie de la réunion de son gouvernement.


Il a alors affirmé que la crise d’indépendance de la Catalogne était née « d’un processus unilatéral, contraire à la loi, qui a cherché l’affrontement ». Et d’ajouter : « Aucun gouvernement, d’aucun pays démocratique ne peut accepter que l’on ignore la loi ».


En conséquence, le gouvernement a activé l’article 155 de la Constitution, qui permet de suspendre l’autonomie de la région. Dans ce cadre, il demande au Sénat la destitution du président de la Generalitat, Carles Puigdemont, et de son conseil gouvernemental.


Les prérogatives de la région seront alors transférées au gouvernement central. Invoquant un article jamais encore utilisé de la Constitution, le dirigeant conservateur a demandé au Sénat de lui confier la faculté de dissoudre le parlement catalan, afin de « convoquer des élections dans un délai maximum de six mois ».


Le Premier ministre demande également que tout le gouvernement catalan présidé par Carles Puigdemont soit démis de ses fonctions, qui seront exercées « en principe par les ministères (nationaux) aussi longtemps que durera cette situation exceptionnelle ».


« On ne destitue pas le gouvernement de la Generalitat, on destitue ceux qui ont placé ce gouvernement au-dessus de la loi », a-t-il jugé.



D’autre part, Mariano Rajoy a critiqué un gouvernement dans lequel “personne n’a voulu ouvrir le dialogue” .  « Ce n’était pas notre souhait », assure-t-il. Et de poursuivre : « Je souhaite parler de dialogue. Un dialogue, un joli mot, devenu même magique. Personne du côté de la Generalitat n’a proposé de dialogue. Ce qu’on a essayé de faire, c’était d’imposer un dialogue au gouvernement. On a invité le président de la Generalitat au Parlement, il n’est pas venu. »


« Le dialogue, ce n’est pas l’autre doit accepter obligatoirement mes exigences. Ce n’est pas du dialogue, c’est imposer les choses. Le dialogue en dehors de la loi est profondément anti-démocratique. »


Et de conclure, optimiste : « Nous allons réussir, en agissant ensemble, dans la sérénité et la fermeté démocratique. A l’ensemble des Espagnols, je souhaite transmettre un message de tranquillité. Nous allons dépasser cette difficulté. »

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