Maroc-Ethiopie : un haut représentant de la DGSN en visite à Addis-Abeba
Des représentants de haut niveau des forces de police marocaines et éthiopiennes se sont réunis afin d’explorer les pistes d’une coopération renforcée, apprend-on de l’agence de presse ANS.
Le commissaire général adjoint Melaku Fanta, chef du département de la prévention de la criminalité à la police fédérale d’Éthiopie, a engagé des discussions avec Farah Boulhatah, directeur général du renseignement de la DGSN présent à Addis-Abeba le 12 octobre.
La discussion entre les responsables a porté sur « l’identification des domaines dans lesquels leurs institutions respectives pourraient travailler ensemble pour relever les défis communs en matière de sécurité », selon la même source.
Ils ont également discuté « des moyens de renforcer la coopération entre les deux institutions de police, en mettant l’accent sur la prévention des crimes transfrontaliers, du terrorisme et en explorant les possibilités d’opérations conjointes » et exprimé « le désir de renforcer la relation de longue date entre les deux pays par une collaboration policière accrue ».
En juillet 2024, l’Éthiopie et le Maroc ont pris des mesures importantes pour renforcer leur coopération sécuritaire, « réaffirmant une relation de longue date et jetant les bases d’une collaboration future », conclut l’agence de presse éthiopienne.
Cette visite intervient dans un contexte politique interne tendu. La présidente Sahle-Work Zewde a quitté ses fonctions le 7 octobre, en raison de désaccords avec le chef du gouvernement, Abiy Ahmed, qui détient les rênes du pouvoir. Elle a été remplacée au poste de président – une fonction essentiellement honorifique en Ethiopie - par Taye Atske Sélassié, l’ancien ministre des affaires étrangères.
Avec son départ, une page se tourne en Ethiopie, laissant derrière elle l’impression d’une transition manquée dans un pays de 122 millions d’habitants, profondément fracturé par les nationalismes ethniques où seule la capitale Addis-Abeba est un lieu sûr. Les périphéries sont en proie à l’insécurité, aux rapts et aux guérillas. La région d’Amhara, où vivent 36 millions de personnes est en ébullition. L’armée éthiopienne et une milice nationaliste s’y livrent une guerre féroce depuis août 2023. Les autorités y ont arrêté des centaines d’opposants, début octobre.
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