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23.12.2020 à 16 H 25 • Mis à jour le 23.12.2020 à 16 H 25
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PJD

Maroc-Israël: Benkirane vole à la rescousse d’El Otmani, sous le feu des critiques

L’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a donné ce mercredi une allocution, diffusée en direct sur sa page Facebook. Il y est revenu sur les récents développements diplomatiques, et a ouvert son discours en confessant qu’il avait pour volonté de quitter le parti. « Mais je ne voulais pas qu’un jour le parti ait besoin de moi et que l’on m’accuse de l’avoir laissé tomber, sans oublier les relations fraternelles que j’ai tissées au sein du parti », a t-il expliqué.


Durant près d’une demi-heure, Abdelilah Benkirane a joué le rôle de candide, essayant de justifier la coopération du parti de la Justice et du développement (PJD), particulièrement Saâdeddine El Otmani, dans la normalisation avec Israël.


Conscient des critiques adressées à son successeur à la tête de l’Exécutif –  qui a signé ce mardi la déclaration conjointe sur « l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël » -, il a appelé ses « frères » du parti au « calme et la retenue ».


« Le roi a pris une décision, personne n’a le droit de donner son avis là-dessus », a t-il martelé, justifiant cela par «  l’importance » de la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Concédant qu’« il est vrai oui, que depuis notre référent islamique, nous sommes anti-normalisation », Benkirane a nuancé son propos en s’interrogeant : « Est-ce une normalisation ou pas ? De toutes les manières, le Maroc n’est pas n’importe quel pays ».


La sortie de l’ex-Chef du gouvernement et ancien patron du PJD sonne telle une rescousse pour El Otmani, sous le feu des critiques par une certaine partie de l’opinion publique dont « certains au sein du parti », en raison de sa participation, mardi, à l’audience accordée par le roi la délégation américano-israélienne conduite par le gendre et conseiller spécial du président américain, Jared Kushner.


« Certains ont appelé au remerciement d’El Otmani. Je suis navré, ce n’est pas de la politique, ce n’est pas le parti que je connais. […] Que ça nous déplaise, c’est notre droit. Mais nous ne pouvons pas exprimer des positions de par lesquelles on pourrait être taxés de trahison de la nation », s’est-il insurgé. Et de surenchérir : « On ne peut pas laisser tomber l’État à un moment aussi critique ».


Pour Benkirane, il faut d’abord se ranger du côté du monarque et des institutions : « Saâd [Saâdeddine El Otmani, ndlr] pouvait-il refuser ou non ? Possible, mais il faut respecter les institutions ». Selon lui, « on ne peut pas faire pression sur El Otmani et le pousser à, qui sait, démissionner, et finir par causer une crise pour notre pays ».


En revanche, Benkirane appelle à la tenue d’«  un conseil national, ou un congrès extraordinaire, afin d’écouter ce qu’a à dire Saâd à ce propos », avant de conclure : « Si vous voulez sortir du gouvernement, il n’y a pas de souci, mais pas maintenant, aujourd’hui, nous sommes du côté de Sa Majesté ».

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