Masterflex table sur sa nouvelle usine aéronautique marocaine pour la croissance du second semestre
Le fabricant allemand de tuyaux techniques Masterflex SE a confirmé ses objectifs pour l'exercice 2026, identifiant la montée en cadence de son nouveau site aéronautique au Maroc et les premières livraisons d'un contrat-cadre conclu en 2025 comme les deux principaux moteurs de croissance attendus au second semestre.
Le groupe coté à Francfort a publié un chiffre d'affaires trimestriel de 27,4 millions d'euros (M €), contre 27,5 M € un an plus tôt. La marge d'EBITA opérationnel s'est inscrite à 16,7 %, contre 16,3 % au premier trimestre 2025, et le résultat net attribuable aux actionnaires a atteint 3,2 M €, contre 3 M €.
Le projet marocain Masterconduct Morocco inscrit dans l’écosystème Boeing, avait été annoncé en mai 2025 comme une extension des capacités aéronautiques du groupe, portées historiquement par la filiale hambourgeoise Matzen & Timm, spécialiste des tuyaux et pièces moulées en élastomère pour l'aviation. Le contrat-cadre auquel Masterflex associe désormais ses perspectives de croissance, décrit lors de son annonce, en juin 2025, comme le plus important accord de développement et d'achat de l'histoire du groupe, devra commencer à se traduire par des livraisons cette année.
Le communiqué précise que les coûts de démarrage liés à ces deux projets pèseront à court terme sur les résultats, sans remettre en cause l'objectif de stabilité de la marge annuelle. Masterflex maintient une fourchette de chiffre d'affaires comprise entre 103 et 108 M € pour 2026, et un EBITA attendu entre 13 et 16 M €, contre respectivement 102,6 M€et 12,5 M € en 2025.
Le carnet de commandes s'établissait à 21,3 M € au 31 mars, contre 19,8 M € à fin décembre et 20,3 M € un an plus tôt. Les fonds propres ont progressé à 72,5 M € portant le ratio de capitaux propres à 73,3 %. La dette nette atteignait 2,9 M €, contre 2,7 M € à fin 2025.
Le groupe a fait état d'une progression du segment « Life » (médical, agroalimentaire, pharmacie et agriculture) alors que les activités cycliques rattachées au segment « Tech » (mécanique, plasturgie, robotique, semi-conducteurs, traitement de surface) ont marqué le pas. Le ralentissement a également concerné le transport maritime et ferroviaire. Régionalement, l'Asie, l'Allemagne et le reste de l'Europe ont compensé un démarrage plus mou aux États-Unis.
Le PDG Andreas Bastin a indiqué que le groupe avait entamé l'exercice « avec une qualité de résultat élevée », soulignant la progression de la marge et l'élargissement du carnet de commandes malgré un chiffre d'affaires stable.
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