logo du site ledesk
En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
13.07.2022 à 12 H 12 • Mis à jour le 13.07.2022 à 12 H 16
Par
Migration

Melilla: Bouayach présente les premières conclusions de la mission de reconnaissance

À l’issue de la mission de reconnaissance effectuée par une délégation du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) dans la ville de Nador et ses environs, suite aux évènements tragiques de Melilla, la délégation a présenté ses premières conclusions.


Amina Bouayach, présidente du CNDH a précisé que « les victimes n’ont pas encore été enterrées, en attendant le parachèvement de la procédure légale de rigueur, et les corps sont examinés par le médecin légiste de la délégation et soumis à une analyse d’ADN ». Elle ajoute qu’ « il n’y pas eu d’attaques par balles et (que) les 217 blessés bénéficient d’un bon suivi médical ».


Le drame de Melilla a révélé de nouveaux modes de fonctionnement des migrants. Mohammed Charef, président de la commission régionale des droits de l’Homme d’Agadir revient sur la singularité de cet assaut : « l’analyse du comité nous a permis de comprendre le contexte du drame et sa particularité, d’une part en termes d’intensité des violences ».


La mission d’information de la délégation a révélé l’usage d’une violence sans précédent de la part des migrants : armes blanches, barres en fer, chaînes, sacs à dos, pierres (schistes), balles en caoutchouc, ont été retrouvés sur les lieux, déclare Mohamed Charef.


La singularité de l’assaut s’explique également par le moment du passage forcé qui a eu lieu en journée, et la participation d’une majorité écrasante de Soudanais. Enfin, Mohamed Charef explique que les migrants ont essayé de forcer la porte de passage et non pas l'escalader, ce qui est une première.


Selon le médecin légiste de la délégation Adil Shimi, l’autopsie a révélé qu’une grande majorité des morts a subi une « asphyxie mécanique ».


En réponse à certaines questions de journalistes présents, Bouayach explique que « l’identification des mafias qui font du trafic d’êtres humains n’est pas du ressort du CNDH. On demande une coopération entre le Maroc et l’Union européenne parce que les mouvements migratoires ne sont pas prêts d’arrêter et la situation va empirer en raison du contexte actuel de pauvreté, de guerre et de changement climatique ».

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par
Revenir au direct