Narcotrafic : 2,6 tonnes de cannabis saisis à Sète dans une opération franco-marocaine
Le parquet de Lille a ouvert, le 28 mai 2026, une information judiciaire à la suite d'une opération judiciaire menée quatre jours plus tôt qui a permis la saisie de 2 692 kg (2,6 tonnes) de résine de cannabis au port de Sète. Deux personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire.
L'enquête avait été initiée le 13 avril 2026, lorsque le parquet de Lille saisissait la Section de recherches de la gendarmerie locale d'une enquête préliminaire pour trafic international de stupéfiants. Les investigations portaient sur un réseau visant à importer du cannabis entre le Maroc et le ressort du tribunal judiciaire de Lille, par voie maritime puis terrestre. Elles ont été conduites en coordination avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc.
L'opération judiciaire a été déclenchée le 24 mai 2026. Elle s'est déployée simultanément sur quatre sites distincts du territoire français, sous la conduite de la Section de recherches de Lille, appuyée par des unités des groupements de gendarmerie départementale de l'Hérault et du Nord, le groupement de gendarmerie mobile I/6 de Nîmes et le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Les stupéfiants — essentiellement de la résine de cannabis — ont été interceptés à bord d'un véhicule à son arrivée sur le port de Sète. Le conducteur a été interpellé et placé en garde à vue, ainsi qu'un second individu présenté comme un logisticien. Au domicile de ce dernier, situé en Île-de-France, ont été saisis 34 000 euros en numéraire et un véhicule. Une partie des produits était destinée à l'agglomération lilloise.
Les deux personnes ont été mises en examen des chefs de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes ou délits punis de dix ans d'emprisonnement, d'importation de stupéfiants en bande organisée, ainsi que de transport, acquisition, détention, offre ou cession et emploi de stupéfiants. La première a été placée en détention provisoire. La seconde est incarcérée provisoirement dans l'attente d'un débat fixé au 2 juin 2026.
L'opération a été saluée par l'ambassade de France au Maroc, qui a qualifié la lutte contre le narcotrafic de « l'un des axes forts du partenariat d'exception renforcé entre la France et le Maroc ».
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