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14.10.2019 à 11 H 56 • Mis à jour le 14.10.2019 à 11 H 56
Par
Espagne

Neuf dirigeants catalans condamnés à de lourdes peines de prison

Le Tribunal suprême espagnol a condamné lundi pour « sédition » neuf dirigeants indépendantistes catalans à des peines de prison allant de neuf à treize ans pour leur implication dans le référendum d’autodétermination d’octobre 2017 et la déclaration unilatérale d’indépendance qui a suivi.


La haute cour n’a pas retenu le chef de « rébellion », considéré comme un crime contre la Constitution et qui est passible de peines plus lourdes (jusqu’à 25 ans de prison).


Outre le chef de sédition, quatre des condamnés le sont aussi pour « détournement de fonds publics ».


Trois des douze dirigeants jugés dans ce procès historique ont été condamnés pour « désobéissance civile », aucune peine de prison n’a été prononcée à leur encontre.


L’ancien vice-président du gouvernement régional catalan Oriol Junqueras, élu au Parlement européen en mai, est condamné à 13 ans de prison. Il est en détention provisoire depuis novembre 2017 comme huit autres accusés.


« Ce qui s’est passé le 1er octobre (2017) n’était pas juste une démonstration ou un acte massif de protestation citoyenne. Il s’agissait d’un soulèvement tumultueux encouragé par les accusés et bien d’autres », souligne la cour dans son verdict.


L’ancien président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, réfugié en Belgique pour échapper à des poursuites judiciaires, a dénoncé sur Twitter « une atrocité ».


« Il est temps de réagir (… ) pour l’avenir de nos fils et de nos filles. Pour la démocratie. Pour l’Europe. Pour la Catalogne », a-t-il écrit.


Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, lui a fait écho : « Aujourd’hui, nous sommes tous condamnés. Cette sentence est une attaque contre la démocratie et les droits de tous les citoyens », a-t-il déclaré.


Des groupes séparatistes, qui réclamaient l’acquittement des douze dirigeants, ont appelé à de vastes actions de désobéissance civile.


« Il est temps de se soulever contre le fascisme autoritariste de l’Etat espagnol et de ses complices. C’est l’heure de la #RévoltePopulaire », ont lancé sur Twitter les Comités de défense de la République (CDR), de petites assemblées locales soutenant l’indépendance politique de la Catalogne.


Il est pour l’heure difficile d’établir l’ampleur que pourraient prendre d’éventuelles manifestations, alors que la participation a été faible aux rassemblements organisés il y a moins de deux semaines pour célébrer le deuxième anniversaire du référendum sur l’indépendance.

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