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07.09.2021 à 12 H 11 • Mis à jour le 07.09.2021 à 12 H 11
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Cybsurveillance

Pegasus: la police fédérale allemande cliente de la firme israélienne NSO

Ce mardi, des médias allemands, dont notamment Zeit et Süddeutsche Zeitung ont révélé que l’Office fédérale de la police criminelle (BKA) aurait aussi été cliente de la firme israélienne NSO. Selon ces journaux allemands, l’acquisition aurait eu lieu durant l’année 2020. Du fait de la sensibilité du dossier, peu de personnes au sein de la BKA étaient au courant, précise-t-on.


Jusqu’à présent, l’Allemagne n’a jamais été listé comme un des clients de l’entreprise israélienne, objet de polémiques depuis les premières révélations de Citizen Lab en 2019, jusqu’au projet Pegasus tout récemment.


L’Assemblée parlementaire allemande (Bundestag) devrait réagir ce mardi, apprend-on de même source. De plus, une réunion secrète de la commission parlementaire de contrôle (PKGr), dédiée à la surveillance du travail des services secrets devrait aussi se tenir afin de vérifier la légalité de l’utilisation du logiciel espion Pegasus.


Süddeutsche Zeitung rappelle que NSO avait déjà tenté de vendre son programme d’espionnage aux autorités de sécurité locales en Allemagne. Des premières réunions avaient eu lieu en 2017, avec l’Office fédérale de police criminelle à Wiesbaden, mais aussi avec l’Office national de la police criminelle de Bavière (LKA) à Munich. « Jusqu’à présent, on a toujours dit que le roadshow n’avait pas été couronné de succès », relève-t-on, précisant « qu’aucun contrat n’a été conclu ».


Sauf que d’après les informations rapportées par les journalistes allemands, le BKA aurait lancé un processus de passation des marchés en 2019 et était alors en contact avec le groupe NSO, fait-on savoir. Une version modifiée du logiciel a été fournie. Aucune indication n’est donnée sur si le logiciel a été utilisé ou non, ajoute la presse allemande… 


Pour rappel, plusieurs pays avaient été pointés du doigt pour leur utilisation du logiciel espion, à des fins de surveillance de militants et de journalistes : parmi eux, on retrouve l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Hongrie, l’Inde, le Mexique ou encore le Rwanada. Mais aussi le Maroc. Des allégations que Rabat a toujours réfuté, allant même jusqu’à déposer plainte dans différentes juridictions européennes durant ce mois de juillet après les révélations du projet Pegasus mené par un consortium de médias, piloté par Forbidenne Stories et Amnesty International.

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