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02.11.2020 à 11 H 30 • Mis à jour le 02.11.2020 à 11 H 30
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Soutien

Polémique sur les caricatures: les Emirats volent au secours de Macron

Les Emirats arabes unis ont pris la défense du président français dans la polémique qui a enflé ces derniers jours dans le monde musulman à son encontre, au sujet des caricatures du prophète de l’Islam.


Dans un entretien paru lundi 2 novembre dans le quotidien allemand Die Welt, le ministre des affaires étrangères émirati, Anwar Gargash, a rejeté l’idée selon laquelle Emmanuel Macron aurait exprimé un message d’exclusion des musulmans.


« Il faut écouter ce que Macron dans son discours a vraiment dit, il ne veut pas de ghettoïsation des musulmans en Occident et il a tout à fait raison », a-t-il déclaré. Les musulmans doivent mieux s’intégrer, et l’Etat français est en droit de chercher des moyens d’y parvenir tout en luttant contre le radicalisme et l’enfermement communautaire, a ajouté le chef de la diplomatie.


Les protestations antifrançaises dans certains pays musulmans ont éclaté en réaction aux déclarations d’Emmanuel Macron défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression. Il réagissait à la décapitation, le 16 octobre,par un islamiste d’un enseignant français qui avait montré à ses élèves des caricatures du prophète de l’islam, en plein procès de l’attentat de 2015 contre Charlie Hebdo.


Pour le ministre émirati, la controverse est surtout le résultat d’une récupération politique orchestrée par le chef de l’Etat turc, Recep Tayyip Erdogan.


« En tant que musulman, je me sens offensé par certaines caricatures », précise Gargash. « Mais en tant que personne réfléchie, je vois les politiques qui sont menées autour de ce sujet. Avec ses attaques contre la France, Erdogan manipule une question religieuse à des fins politiques », dénonce-t-il.


Selon Gargash, les propos du président français ont été délibérément sortis de leur contexte. « Dès qu’Erdogan voit une faille ou une faiblesse, il l’utilise pour accroître son influence. C’est seulement lorsqu’on lui montre la ligne rouge qu’il se montre prêt à négocier », a-t-il ajouté.

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