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08.03.2021 à 10 H 19 • Mis à jour le 08.03.2021 à 10 H 19
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Pour Amnesty, la violence continue de dévaster la vie des femmes de la région MENA

Dans la zone du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord (MENA), malgré des réformes limitées, les femmes continuent d’être confrontées à une discrimination et à des violences quotidiennes, fait remarquer l’ONG Amnesty International (AI) dans un post publié ce 8 mars sur son site internet. Ces violences ont pour racines « l’échec des gouvernements à éradiquer les arrestations arbitraires, les meurtres, les crimes d’honneur et les autres formes de violence sexiste », déclare AI à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme.


Plus récemment, avec le Covid-19, certains pays ont signalé une augmentation des cas de violence domestique, rappelle-t-on. Cette pandémie a accru, d’après la même source, les risques auxquels sont confrontées les femmes de la région. En Algérie par exemple, cite-t-on comme exemple, « 39 meurtres ou d’agression ayant entraîné la mort ont été enregistrés pendant le confinement du au Covid-19 ». « Les groupes de défense des droits des femmes avertissent que le nombre réel des cas sont probablement plus élevés », peut-on lire dans le texte de AI.


On n’oublie pas de précise que malgré les réformes, comme en Arabie saoudite, les femmes continuent d’être discriminées en matière de mariage, d’héritage de garde des enfants. « En Iran, en Irak, en Jordanie, au Koweït ou encore en Palestine, des crimes d’honneur continuent d’être relevés », fait-on savoir.


Quant aux droits des victimes de viols, Amnesty rappelle qu’en Libye par exemple, les femmes qui déposent plainte pour signaler des abus, sont arrêtées pour « adultère ». « Des femmes en Jordanie ont déclaré craindre d’être détenues dans des centres d’hébergement pour avoir dénoncé des actes de violence commis à leur encontre », souligne-t-on.


Malgré les réformes, « le système de tutelle masculine de l’Arabie saoudite continue de permettre aux tuteurs masculins de perpétuer la violence contre les femmes et ne parvient pas à les protéger de la violence sexuelle et physique », ajoute le post diffusé par AI.


Autant de défaillances de la gestion gouvernementale des violentes faites aux femmes et des discriminations qu’elles endurent. Face à ces irrégularités, Heba Morayef, directrice régionale MENA de Amnesty International, appelle les gouvernements « à condamner publiquement toutes les formes de violence sexiste, en démantelant les structures discriminatoires qui facilitent de tel abus, comme la tutelle masculine ». « Ils doivent également veiller à ce que les droits des survivantes soient protégés, à ce que les survivantes puissent accéder en toute sécurité à la justice et à ce que les auteurs soient tenus de rendre des comptes. Les survivantes doivent pouvoir accéder à un abri adéquat, à un soutien psychosocial ainsi qu’à des services juridiques et autres ».

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